Les 14 chefs de bloc vapeur EDF qui travaillent dans les centrales privées du Gol et de Bois Rouge ont cessé le travail fin octobre. Ils revendiquaient d’être payés comme les chefs de bloc travaillant en France et aux Antilles et de bénéficier d’un certain nombre de primes telle que les indemnités kilométriques pour leurs trajets. La direction d’EDF au lieu de répondre à leurs revendications leur a dit : soit vous réintégrez le centre EDF, avec perte de revenus donc, soit vous quittez EDF pour aller vous faire exploiter par les actionnaires de la SIDEC, la société propriétaire des usines privée !
La réponse des chefs de bloc ne s’est pas faite attendre : le 20 et le 21 octobre dernier, ils coupaient la vapeur, privant ainsi d’alimentation électrique les usines sucrières attenantes. Des négociations s’engageaient à nouveau avec la direction d’EDF et les grévistes reprenaient le travail le 21 après-midi. Mais voyant que les négociations n’avançaient pas, ils recoupaient les installations le 27, ce qui provoquait, entre autres, la colère des planteurs dont les cannes ne pouvaient être traitées au rythme normal.
On a vu à cette occasion de quelle démagogie anti-salariés étaient capables les dirigeants de la CDJA. Au lieu de faire pression sur la direction d’EDF, ils ont menacé les travailleurs en grève. Les planteurs qui les suivent feraient bien de réfléchir à deux fois pour savoir où se situe leur vrai intérêt qui est d’être aux côtés des salariés d’EDF et des centrales privées, contre les dirigeants d’EDF, de la SIDEC et des usiniers qui les exploitent eux aussi !
La direction d’EDF a finalement signé un protocole d’accord le 28 octobre au soir, reconnaissant aux chefs de blocs de la Réunion les mêmes classifications que leurs camarades de Corse et des Antilles. Cependant, elle maintient son chantage vis-à-vis de ces travailleurs en leur imposant soit leur retour dans d’autres secteurs d’EDF, soit leur transfert à la SIDEC.
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