Les 1850 ouvriers de Foshan, près de Canton dans le sud de la Chine, fabriquant la totalité des boîtes de vitesse pour les voitures Honda ont démarré une grève le 17 mai pour l’augmentation de leurs salaires. Les grévistes ne touchaient en effet en moyenne que 1500 yuans (environ 180 €) par mois alors qu’ils travaillaient 10 à 12 heures par jour, six jours sur sept.
Ils revendiquaient des salaires de 2000 à 2500 yuans, environ 300 €.
Au bout de trois semaines de grève, comme la production de toutes les usines chinoises était bloquée, la direction de Honda a dû leur concéder 500 yuans d’augmentation.
L’exploitation des travailleurs chinois est terrible. Un autre trust taïwanais, Foxconn, exploitant en Chine 400 000 salariés, et fabriquant des composants pour Dell, Apple, Nokia et Hewlett Packard a poussé à tel point l’exploitation des travailleurs que onze d’entre eux se sont suicidés depuis le début de l’année. Dans une situation plus que tendue Foxconn a dû augmenter les salaires de 20 %.
La classe ouvrière chinoise est peut être surexploitée, mais avec ses centaines de millions de membres, elle constitue parmi les plus gros bataillons de la classe ouvrière mondiale.
Le jour où elle se réveillera, les capitalistes auront du souci à se faire !
-