Les ouvriers de la Société de réseaux électriques (SRE) du Port n’ont pas été payés de leur mois de juillet. Ils ont donc décidé de cesser le travail pour récupérer leur dû. Après dix jours de grève, seuls 40 % du salaire leur a été versé. Leur société est en redressement judiciaire et leur patron, parti en métropole, est injoignable.
La SRE travaille en sous-traitance pour EDF et le Sidelec (organisme chargé de l’électrification des hauts). Son carnet de commandes est plein. C’est elle qui a décroché le plus de chantiers dans ses zones d’intervention de l’Ouest et du Sud.
Alors où est passé l’argent encaissé, qui a profité du travail de 30 ouvriers ? Il serait temps de donner une réponse.
La deuxième question concerne les appels d’offre qu’EDF passe avec les entreprises sous-traitantes, en fait les « moins-disantes », dont certaines sont incapables de faire face. La responsabilité d’EDF est donc aussi clairement engagée et elle doit, tout comme la SRE, rendre des comptes aux salariés et pourquoi pas les intégrer dans ses effectifs, puisqu’en dernier ressort ils travaillent pour elle.
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