Les décrets d’application du plan épargne populaire (PERP) sont signés. Il s’agit là du début de la privatisation des retraites, qui vont rapporter aux groupes financiers pas moins de sept milliards d’euros par an.
Ce fonds de pension tant voulu par le patronat, va évidemment contribuer à creuser l’inégalité.
Il y a un an, lors de la grève de l’année dernière contre les mesures gouvernementales sur les retraites, les Chirac-Raffarin promettaient de ne pas toucher au système de retraite par répartition. Eh bien, il n’a pas fallu longtemps pour voir que leurs propos étaient mensongers car la brèche ouverte ne peut que s’agrandir au détriment du système actuel.
Pour l’heure, ceux qui pourront cotiser plus devraient avoir un petit plus, ce qui n’est même pas sûr, tandis que les autres devront se contenter de retraites au rabais et amputées. Mais qu’importe aux faiseurs de fric, du moment qu’ils remplissent leurs coffres.
Une vieille chanson du mouvement ouvrier disait : « Et gare à la revanche quand tous les pauvres s’y mettront ». Ils ne perdent rien pour attendre.
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