Apprenant que le président ukrainien avait, dans son pays, donné son aval à une augmentation du Smic de 11 % en novembre, puis de 18 % en janvier 2010, le président du FMI, Dominique Strauss-Kahn, un des leaders du Parti socialiste (et postulant à la présidence de la République en France), s’est déclaré inquiet de cette décision. Selon lui, elle « menacerait la stabilité du pays ». Rien de moins !
Quand on sait que Smic ukrainien est de 52 € mensuel, et qu’avec 29 % de plus il serait royalement porté à 67 €, on comprend l’angoisse d’un Strauss Kahn qui perçoit, lui, un salaire modique de 27 800 € par mois !
Mais ce que craint avant tout Strauss-Khahn c’est que les prétendues largesses ukrainiennes écornent les remboursement d’un prêt de 16,5 milliards souscrit il y a tout juste un an. Entre les remboursements des intérêts de la dette et les quelques euros de plus que pourraient toucher les travailleurs ukrainiens, le socialiste Strauss-Kahn a vite fait de choisir.
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