Selon les derniers chiffres de l’INSEE, l’indice des prix à la consommation des ménages a de nouveau augmenté au mois de mai. Sur un an l’inflation a connu une hausse de 3,2 %, durement ressentie. Les loyers n’arrêtent pas de monter, tout comme les factures d’eau ou la bouteille de gaz qui dépasse les 20 euros. Ces augmentations de prix touchent aussi et surtout le secteur de l’alimentation. Depuis quelques mois les prix des produits frais connaissent une véritable envolée.
Avec toutes ces hausses qui grèvent les budgets, avec des salaires et des revenus trop bas, beaucoup de familles ont de plus en plus de mal à vivre décemment.
Mais cette situation difficile ne touche pas tout le monde. Il existe à la Réunion une minorité de riches qui vit au delà de l’aisance, entre autres les 1 200 personnes et plus qui ont été soumises à l’impôt sur la fortune en 2005.
Face à la baisse du pouvoir d’achat et à la dégradation des conditions de vie de la population, il est plus qu’urgent de revaloriser tous les salaires à commencer par les plus bas. Il faudrait une augmentation minimum de 350 euros par mois. La CGT propose un SMIC à 1500 euros, un minimum pour pouvoir vivre et faire vivre sa famille. Mais le SMIC à 1500 euros doit être instauré immédiatement, sans attendre 2012, comme le propose le Parti socialiste. Ce que préconise le PS c’est en fait une augmentation d’environ 3 % par an, ce qui correspond à peu près à l’augmentation actuelle du SMIC.
Contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, ce n’est pas l’argent qui manque mais la volonté de le prendre là où il est, dans les poches des plus riches, tous ces patrons et ces actionnaires qui s’enrichissent dans l’import-export, la gestion de l’eau, le BTP, la distribution...
Prendre sur ces bénéfices ce serait après tout justice, n’est-ce pas là le fruit du labeur des travailleurs ?
Il faudrait en fait que les travailleurs puissent contrôler les comptes des entreprises, ainsi que les comptes bancaires des patrons et des actionnaires. Ce serait le seul moyen pour faire taire les patrons pleurnicheurs et surtout le seul moyen de savoir où va l’argent et à quoi il sert vraiment.
Et nous verrions aussi que pour pouvoir produire ce qui rapporte, les patrons ne produisent pas toujours ce qui est nécessaire. Quand les finances et la spéculation rapportent plus que la production, c’est la production elle-même qui est abandonnée. La vie économique est soumise à la concurrence permanente, aux grandes batailles boursières au travers desquelles les plus riches se disputent le droit de contrôler les sources de profits. Il en résulte un immense gaspillage et une marche imprévisible, chaotique, de toute l’économie.
La gestion actuelle de la société au profit des seuls intérêts privés conduit la société à la catastrophe. C’est pourquoi il n’y a aucun autre moyen de sauver notre monde de la déchéance, que de soumettre les grandes entreprises au contrôle de la société, c’est-à-dire des travailleurs.
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