Prenant les devants, les grandes enseignes de distribution ont annoncé elles-mêmes des hausses de prix dans leurs rayons d’alimentation pour les mois qui viennent, en reportant la faute sur ceux qui spéculent sur les produits agricoles, ou sur des industriels de l’agroalimentaire.
Que les industriels en profitent, sous ce prétexte ou sous un autre pour augmenter leurs prix, n’a pas de quoi surprendre. Mais qui croira que les groupes d’hypers, supers et supérettes, qui dominent le commerce de détail, n’accroissent pas leurs marges dès qu’ils le peuvent ? Au début de la crise financière mondiale, lorsque les cours internationaux des matières premières ont momentanément chuté, personne n’a vu pour autant les prix baisser dans les rayons.
Les capitalistes de la distribution et ceux de l’agroalimentaire jouent la comédie du « c’est pas moi, c’est l’autre ». Pendant ce temps, les prix de l’alimentation s’envolent, notamment ceux des légumes et des fruits, dont il va être de plus en plus difficile d’en consommer dans les familles ouvrières.
L’avidité des détenteurs de capitaux ne connaît pas de bornes. Et ce ne sont pas des négociations annuelles, ou des admonestations hypocrites de tel ou tel ministre, qui vont empêcher les prix de flamber dans l’alimentation, comme ils le font pour le gaz, l’électricité, les loyers, les transports, l’essence, etc. Peu importe aux possédants et aux gouvernants que dans de nombreuses familles on ne se nourrisse plus correctement.
Alors que l’inflation, la hausse des prix, fait un retour en force, préserver le niveau de vie des classes laborieuses nécessite d’imposer l’échelle mobile des salaires, autrement dit une indexation automatique et immédiate des salaires, retraites et pensions, sur le coût de la vie.
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