Commencé en 2009, le chantier de la nouvelle centrale du Port est le plus gros chantier depuis celui de la Route des Tamarins. Il emploie quelques 1200 travailleurs, dont 250 travailleurs « étrangers », c’est-à-dire métropolitains, mais aussi Portugais, Tchèques, Bulgares, Espagnols.
Cette situation n’a pas eu l’heur de plaire aux dirigeants du PCR qui ont dénoncé le choix des entreprises choisies par EDF (Eiffage, Clemecy et Man France principalement) « de faire venir des dizaines de travailleurs étrangers alors qu’il y a 120 000 chômeurs dans l’île ayant pour de nombreuses tâches les compétences requises ».
Mais même s’ils se défendent de s’en prendre aux travailleurs étrangers, les dirigeants du PCR savent très bien qu’en braquant les projecteurs de leur critique sur leur présence, c’est contre eux que risque de se déverser la colère des travailleurs privés d’emploi du BTP.
Opposer les travailleurs les uns aux autres a toujours fait le jeu du patronat. Un patronat qui en l’occurrence bafoue allègrement la loi sur ce chantier en faisant travailler les ouvriers des 55 heures par semaine alors que le maximum autorisé est de 48 heures. Qui en mars dernier s’est fait épingler pour non versement de salaires, aux travailleurs étrangers justement et paie les travailleurs différemment, selon leurs origines nationales ?
Plutôt que de s’en prendre aux travailleurs d’autres pays, les dirigeants du PCR et ceux qui développent le même type d’argument, feraient mieux d’exiger des entreprises capitalistes qu’elles appliquent la loi, paient à tous le même prix pour le même travail et convertissent toutes les heures supplémentaires en embauches.
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