La décision de General Motors, premier constructeur américain, de supprimer 10 000 emplois dans ses usines allemandes (12 000 dans toute l’Europe) a provoqué une réaction de rejet massif parmi les travailleurs concernés. Plus de 50 000 salariés du groupe ont fait grève et manifesté, dont 40 000 rien que pour l’Allemagne.
Cette attaque du capitalisme contre la classe ouvrière allemande fait suite à toute une série d’agressions du gouvernement du social-démocrate Schroeder (où siègent aussi des ministres écologistes) : réduction du temps d’indemnisation chômage, chantage à la suppression des allocations chômage en cas de refus d’emploi, réduction des prestations de Sécurité sociale, passage de 35 H à 40 H sans compensation salariale. Voilà le menu indigeste que servent depuis des mois les Socialistes allemands aux travailleurs allemands.
En Allemagne, les travailleurs de l’automobile n’ont pas attendu le feu vert de leur syndicat (le DGB) pour cesser le travail, car celui-ci s’est montré plus que complaisant, complice même, avec le patronat et le gouvernement. Ils ont cessé le travail massivement, sans préavis, et ont reconduit leur grève sept jours durant.
Leur lutte ne fait que commencer, car Wolkswagen annonce de son côté 30 000 suppressions d’emplois, et le gel des salaires, dans le but de réduire ses coûts salariaux de 50 % ! Les travailleurs allemands le disent : ça ne peut plus durer.
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