Après les patrons des stations essence, les patrons de la FRBTP menacent de descendre dans la rue car, disent-ils, la réorientation de la politique de défiscalisation du gouvernement en faveur des logements sociaux, ainsi que les incertitudes planant sur la réalisation du tram- train et de la route du littoral, risquent de se traduire pour eux par des baisses de commandes.
Cela montre tout de même une chose, c’est que sans l’argent et les commandes publics, ces entrepreneurs privés ne sont rien. Sans les travailleurs non plus d’ailleurs, qui créent les richesses et en sont les consommateurs.
Au cas où le gouvernement n’accèderait pas à leurs demandes, ces patrons menacent de s’en prendre aux travailleurs en les licenciant. Mais les carnets de commandes pleins n’ont pas amené les patrons du BTP à augmenter les salaires des travailleurs du bâtiment, pas plus qu’ils ne les ont amené à leur payer régulièrement les primes de panier, de trajet et de transport, ainsi que les heures supplémentaires.
C’est pourquoi les travailleurs doivent exiger le maintien du salaire intégral y compris si les commandes baissent.
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