Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue le 29 décembre 2009, Lutte Ouvrière a officiellement annoncé sa présence aux prochaines élections régionales dans toutes les régions de la France continentale et à la Réunion. Notre objectif dans cette campagne sera de défendre un programme pour les travailleurs face à la crise.
Voici quelques extraits de ce qu’a déclaré notre camarade Jean-Yves PAYET qui conduira notre liste à la Réunion : « Aujourd’hui on nous parle de reprise, mais ce n’est pas la reprise de la production, ce n’est pas la reprise des investissements, ce n’est pas la reprise de l’emploi, c’est le redémarrage de la finance, le redémarrage de la spéculation […]. Voilà le résultat des milliards que le gouvernement a donné aux banques. […]
Les caisses de l’Etat ont été vidées pour que ces messieurs les capitalistes puissent sauver leurs profits, pour qu’ils puissent continuer leurs affaires nuisibles à toute la société et maintenant, le gouvernement demande à toute la population de payer et de faire des sacrifices sur les services publics. […]
Les cadeaux faits par l’Etat au patronat creusent ainsi toujours plus le déficit du budget de l’Etat qui taille ensuite dans les budgets des services publics […]. Santé, Education nationale, service postal et recherche fondamentale font les frais de cette politique totalement dévouée aux intérêts des plus riches.
Dans tous les domaines l’Etat et ses soutiens locaux cherchent à soulager la « souffrance patronale ».
Depuis août 2009 le protocole Novelli permet l’étalement des dettes fiscales et sociales sur sept ans, voire l’effacement jusqu’à 50% des créances de cotisations de sécurité sociale, pour les patrons du BTP et des transports.
D’ores et déjà, les premiers décrets d’application de la Loi pour le développement économique de l’outremer commencent à être publiés. Cette loi apportera son lot d’exonérations de cotisations sociales, de taxes professionnelles, d’impôts sur les sociétés, de défiscalisation jusqu’en 2014. […]
Nous dirons que cela ne peut pas continuer ainsi et cela ne continuera pas.
Nous expliquerons que le changement, l’espoir pour les travailleurs ne peut venir que de la mobilisation des classes populaires […].
Pour mettre fin au chômage, aux bas salaires, à la précarité et à la misère, il faut combattre ceux qui détiennent le pouvoir économique. Il faut imposer l’interdiction des licenciements, le partage du travail entre tous, sans diminution de salaire. Il faut enlever aux banquiers la direction des banques en les expropriant. Il faut imposer un contrôle de la population sur les décisions des grands actionnaires, sur leurs agissements, pour les empêcher de nuire.
Mais il faudra aussi imposer à l’Etat que celui-ci consacre ses fonds, non pas à subventionner les capitalistes, mais à réorienter ses investissements pour répondre aux besoins urgents de la classe ouvrière et des plus pauvres ».
-