L’Observatoire régional de la santé vient de publier son « Tableau de bord de la précarité à la Réunion ». On peut y lire notamment qu’au 31 décembre 2006, la Réunion comptait 186 000 personnes vivant du RMI, soit 23,5% de la population. Seize mille personnes étaient couvertes par l’Allocation adulte handicapé ; 36 000 par l’Allocation parent isolé ; 11 000 personnes de plus de 60 ans percevaient l’Allocation personnalisée d’autonomie, soit 14,7 % des Réunionnais de cette tranche d’âge. À cette même date, le nombre de bénéficiaires de l’Allocation logement était de 89 000. En 2007, 105 600 personnes bénéficiaient de la CMU ; 351 400 de la CMU complémentaire. Il y avait 94 000 chômeurs en 2006 et 15 000 jeunes de 17-18 ans étaient considérés comme illettrés.
Tous ces chiffres et d’autres encore sur le retard scolaire ou le taux de surendettement en disent long sur la précarité qui existent à la Réunion.
Cette précarité n’est pas le fruit de la fatalité mais bien plutôt le résultat d’une organisation sociale où, pour accumuler à un pôle, les plus riches et ceux qui les représentent n’hésitent pas à laisser le plus grand nombre dans la pauvreté.
-