Lundi 28 juillet, plusieurs centaines de manifestants, des enseignants, des marins, des agriculteurs et des marchands, ont manifesté pour la deuxième fois en moins de deux mois à Moroni, capitale des Comores, place Khartala à l’appel des différents syndicats contre la vie chère et les salaires impayés.
Les enseignants par exemple ne sont plus payés depuis 6 mois et, rapporte la presse, le président comorien Sambi aurait déclaré, avant de prendre l’avion pour les Etats-Unis, que « l’argent de l’Etat ne pourrait pas servir à payer les salaires des fonctionnaires ». Sambi, comme tous les dictateurs des pays dominés par l’impérialisme, plie le genou devant les diktats du Fonds monétaire international qui imposent aux pays pauvres des coupes claires dans le budget de leurs maigres services publics.
Les manifestants portaient un cercueil pour symboliser « la mort du pays » et aussi celle du régime d’oppression de Sambi.
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