À l’île Maurice les licenciements continuent dans la zone franche. En ce mois d’août l’entreprise du Floréal Knitwear Textile a licencié 900 travailleurs. Environ 700 employés d’Arvind Overseas et de Arvind Spinning, deux filiales du groupe indien Arvind Lills, ont eux aussi été remerciés. Un autre groupe du textile, Rosana Textiles, vient d’annoncer son intention de licencier 150 employés.
En 2003, 13 000 ouvrières et ouvriers du textile se sont retrouvés à la rue et rien que pour le premier trimestre 2004, 1600 emplois ont été supprimés dans l’île sSur.
Les patrons mauriciens expliquent que les restructurations sont inévitables pour que les entreprises restent compétitives en prévision du « démantèlement » que provoquerait selon eux l’accord multi-fibre dans le textile. Interrogés par le journal mauricien l’Express, ces patrons se disent angoissés et en proie à un sentiment d’incertitude. Mais que dire du drame que vivent les pères et mères de familles qu’ils ont jetés à la rue ?
Alors que les travailleurs trinquent, les affaires ne vont pas aussi mal pour les patrons, quoiqu’ils en disent. Toujours d’après l’Express, les exportations globales de la zone franche ont grimpé de 9,4 % par rapport au premier trimestre de 2003, soit 7,5 milliards de roupies (220 millions d’euros). Les ventes de l’industrie des vêtements ont enregistré une croissance de 8,4 %. Pour la même période les exportations de matière premières de textiles ont-elles aussi augmenté.
La « dure réalité » dont se plaignent les patrons n’a rien de comparable avec celle des ouvriers qui, licenciés, doivent parfois accepter un autre travail quand ils en trouvent, et payé moitié moins.
Le gouvernement, quant à lui, ne propose rien aux chômeurs. Le ministre du travail, ShoWkutally Soodun, considère même qu’il « n’y a pas de véritables chômeurs à Maurice. Il y a juste des Mauriciens qui sont » devenus difficiles ". Pas assez encore pour mettre à la raison ce ministre et les patrons qu’il représente !
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