À Maurice, le patronat, par le biais de son syndicat, la MEF (Mauritius Employers Federation), vient de déclarer que les « lois du travail sont trop rigides », que « si nombre d’employeurs étrangers ont quitté la zone franche, c’est en partie à cause de ces lois archaï ques. Son porte-parole, Mookeshwarsing Gopal, déplore même que la loi ne permette pas à un » valet " de nettoyer plus de dix chambres par jour !
La MEF se prononce pour des négociations secteur par secteur afin que les travailleurs soient au maximum divisés et ne puissent imposer un rapport de force collectif qui leur soit plus favorable.
En fait, les patrons mauriciens voudraient, sous prétexte de la concurrence faite par d’autres pays où la main d’Suvre est encore moins chère, diminuer les salaires des travailleurs mauriciens pour augmenter encore leurs marges.
Ici, on nous chante aussi le même air en nous menaçant de la concurrence de salaires moindres, comme ceux qui se pratiquent à Maurice par exemple. Mais comme on le voit, ceux de Maurice ne sont pas pour autant protégés. Si nous acceptons ce chantage, nos salaires seront sans cesse tirés vers le bas, et cela il n’en est pas question. Il n’y a pas que les patrons qui ont le droit de vivre décemment.
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