photo site national ligne
hebdomadaire ligne
mensuel ligne
audio-LO ligne
U.C.I. ligne
la fête ligne
enveloppe
Le mensuel de La Réunion
Île de la Réunion
imprimante
Médecine pour riches et médecine pour pauvres.

L’une des principales mesures de la réforme dite « Hôpital 2007 » concerne le mode de financements des hôpitaux publics et les établissements Participant au Service public Hospitaliers (PSPH). Ce nouveau mode de financement qui est appelé tarification à l’acte remplace le « budget global » qui était alloué à ces établissements d’une année sur l’autre. Depuis 2004, ce budget décroît progressivement. Il laissera place en 2012 uniquement à la tarification à l’acte.

Ces établissements doivent obligatoirement respecter des objectifs définis en début d’année ; dans le cas contraire certaines prestations ne leur sont pas payées. Cette politique pousse les hôpitaux à réduire, voire à fermer des services qu’ils jugent non rentables. D’ores et déjà, à la clinique de Saint Benoît par exemple, on demande souvent aux patients d’aller faire certains examens ailleurs. En 2007, 100 blocs opératoires ont été fermés en France dans le cadre de cette politique.

Le but du gouvernement est de faire des économies dans la Santé en faisant supporter de plus en plus les frais médicaux et hospitaliers aux malades. Aujourd’hui, les malades payent déjà le forfait hospitalier. Bientôt ils paieront les franchises médicales que le gouvernement Fillon a annoncées et qui viendront s’ajouter aux nombreux médicaments et aux prestations médicales qui ne sont déjà plus remboursés par la Sécurité Sociale.

Certains malades hésitent aujourd’hui à se faire soigner parce qu’ils n’ont pas suffisamment d’argent. N’est-ce pas notre monde qui est malade et qu’il faut guérir du capitalisme qui le ronge ?


 

 
Adresser toute correspondance à Lutte Ouvrière - BP233 - 75865 Paris Cedex 18
Lutte Ouvrière c/o Editions d'Avron, 6 rue Florian, 93500 Pantin - Tel : 01 48 10 86 20 - enveloppe - enveloppe