Le JIR des 19 et 20 juin 2007 et la télévision ont révélé une affaire de travail au noir qui concerne 14 travailleurs Chagossiens employés par un homme d’affaires mauricien et son associé, tous deux installés à La Réunion. Ces ouvriers travaillaient pour la plupart depuis trois mois, pour le compte de ces deux hommes. À leur embauche, le patron leur avait promis un salaire de 952 euros par mois. Mais au moment de les payer il opérait de fortes retenues et ne leur reversait que 100 à 200 euros. Le patron justifiait ces prélèvements en prétextant le paiement du loyer, la location des meubles, de la télévision et le versement d’une pension aux familles des ouvriers à Maurice.
Mais en fait, cet argent détourné n’a pas connu d’autre destination que la poche du patron et de son complice, qui ont poussé le mépris à l’égard des ouvriers jusqu’à leur interdire tout contact avec la population de Saint-André où ils résidaient.
Les ouvriers travaillaient sur plusieurs chantiers de l’île, de 4 heures à 18 ou 19 heures, à découper de la ferraille à destination de l’Inde. Ils ne mangeaient pas à leur faim, si bien que des habitants du quartier ayant eu connaissance de leur situation leur ont apporté de la nourriture et les ont logés provisoirement.
Plainte a été finalement déposée contre les deux exploiteurs qui ont dû s’acquitter d’une caution de 50 000 euros correspondant aux salaires impayés qu’il faudra bien qu’ils remboursent.
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