Le PDG d’EDF, vient de demander au gouvernement le droit d’augmenter les tarifs de l’électricité de 20 %, « pour pouvoir investir ». Et, si ce n’est pas possible, il propose que l’augmentation soit « étalée sur trois ans ».
Ces dernières années, EDF a dépensé une grande partie de sa trésorerie à racheter d’autres entreprises, en totalité ou en partie, repoussant à plus tard ses investissement en France même. Qui plus est, EDF a abandonné des « parts de marché » aux producteurs privés, en particulier au groupe Suez dont fait maintenant partie GDF.
À la Réunion, la moitié de la production est à présent assurée par des groupes privés. Celle-ci est revendue à EDF qui paie à prix élevé au privé la production d’énergies dites renouvelables (éolien, photovoltaïque et autres).
EDF veut aussi remplacer son parc de six millions de compteurs, ce qui va lui coûter plusieurs milliards d’euros, par des compteurs « intelligents » qui lui permettront de supprimer des milliers d’emplois dans ses services techniques.
EDF n’était pas endettée il y a dix ans. Et si elle l’est à présent, c’est parce qu’elle a modifié ses choix. À l’équilibre financier basé sur une production assurée par elle-même, la direction d’EDF a substitué une politique de prises de participation parfois hasardeuse. Comme la plupart des grandes entreprises industrielles elle a choisi la spéculation financière. Et maintenant elle ose présenter la note aux consommateurs, alors que les prix de l’électricité ont régulièrement augmenté ces dernières années, contrairement à ce qu’affirme le PDG.
Non à l’augmentation du prix du courant ! L’électricité doit rester un bien accessible à tous !
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