La menace d’une baisse de 75 % du nombre de contrats CES au deuxième semestre 2003 à la Réunion a créé un fort émoi parmi les travailleurs concernés. En effet, des milliers de familles ne disposent que de ces revenus pour survivre.
L’émoi a été fort, mais pour d’autres raisons, dans la classe politique. De la droite au PCR en passant par le PS, un front s’est constitué pour demander des comptes au gouvernement. Ces gens-là craignent la colère des CES et de la population laborieuse en général.
Mais pas plus que le gouvernement, ils n’ont de solutions sérieuses à proposer aux CES. Car il faudrait pour cela être prêt à s’en prendre aux intérêts des capitalistes ; et à obliger l’Etat à consacrer l’argent public à créer des emplois qui manquent cruellement dans tous les services publics.
Les CES ont manifesté leur colère, ils doivent trouver à leurs côtés tous les autres travailleurs victimes eux aussi du patronat et de ce gouvernement anti-ouvrier.
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