Depuis la journée de grève nationale du 16 février plusieurs lycées et collèges ont continué de se mobiliser aussi bien en métropole qu’à la Réunion.
Dans l’île des enseignants et des lycéens d’au moins une dizaine de lycées, accompagnés parfois de parents d’élèves, ont manifesté, en même temps ou à tour de rôle, leur mécontentement contre la suppression de 16 000 postes dans l’Éducation nationale en 2011. À la Réunion cette mesure va se traduire par 162 suppressions de postes d’enseignants, d’administratifs et de personnel technique. Les enseignants dénoncent aussi l’augmentation des heures supplémentaires ainsi que le mouvement du personnel d’un lycée à un autre lié à cette baisse d’effectifs.
Depuis vingt ans les gouvernements qui se sont succédés ont supprimé 44 000 emplois dans l’Éducation nationale sous prétexte de vouloir réduire les dettes de l’État. Ces dettes ce sont les milliards d’euros qui ont été donnés au grand patronat et que l’on demande maintenant à la population de rembourser d’une manière ou d’une autre.
Ce ne sont évidemment pas aux travailleurs de payer à la place des capitalistes, et ce que nous souhaitons c’est que les mobilisations des professeurs, des élèves et des parents s’amplifient pour obliger le gouvernement à remballer ses projets.
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