Selon l’association SOS Femmes, en France, au moins deux millions de femmes sont victimes de violences conjugales et 400 meurent chaque année sous les coups de leur conjoint, soit plus d’une femme par jour.
Samedi 22 novembre une marche contre les violences faites aux femmes a eu lieu à la Réunion, où environ une femme sur cinq subit des violences dans un espace public et une sur sept des violences conjugales.
Ces chiffres ne baissent pas. Mais aujourd’hui il y a de plus en plus de femmes qui trouvent le courage de rompre le silence pour livrer leur calvaire et rappeler qu’elles ne sont pas des objets à la disposition de leurs conjoints ou de leur famille. Elles ont raison et doivent être soutenues.
Dans ce monde profondément inégalitaire, les choses évoluent bien peu en faveur des femmes. Il y a certes, parfois, de tous petits gestes qui sont faits vis-à-vis d’elles mais bien plus souvent ce sont les déclarations d’intentions mêlées d’hypocrisie qui font que rien ne bouge véritablement. Il n’y a que dans les situations où elles-mêmes se mobilisent ou dans les périodes de grandes revendications sociales que les choses changent profondément. C’est pourquoi la défense des droits des femmes, l’émancipation de la moitié féminine de l’humanité, sont liés à la cause du monde du travail. Et c’est pourquoi aussi la lutte pour l’égalité des femmes dans la société actuelle fait partie intégrante de notre programme. C’est un combat actuel, comme celui de la défense du monde du travail, qui doit être mené en permanence et dans lequel la solidarité de toutes celles et ceux qui luttent est indispensable.
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