Les 162 suppressions de classes programmées par le gouvernement et mises en œuvre par le rectorat en cette rentrée scolaire ne sont pas passées sans provoquer de réactions de la part des parents d’élèves et des professeurs des écoles concernées.
À Saint-Leu, aux Avirons, à Saint-Denis et à Sainte-Suzanne, plusieurs dizaines d’entre eux ont manifesté, certains en bloquant les accès des écoles. Ces suppressions de classes se font alors que le nombre d’élèves inscrits se révèle finalement supérieur à celui de l’année précédente. Eh oui la population augmente, même si cette réalité est volontairement ignorée par le pouvoir. Certaines classes de maternelles ou de primaire se retrouvent ainsi avec des effectifs atteignant parfois 32 élèves par classe.
Comment dispenser dans ces conditions une éducation correcte ? Par leur détermination les manifestants de Saint-Leu ont obligé le rectorat à rouvrir deux classes. Ce recul montre que l’on peut obliger l’État à revenir sur sa décision de fermer des classes.
-