Comme à chaque élection, les uns et les autres essayent de glaner quelques voix dans le camp d’en face, et, parfois, avec un certain culot, comme Sarkozy qui a déclaré : « Ma France, c’est celle des travailleurs qui ont cru à la gauche de Jaurès et de Blum et qui ne se reconnaissent pas dans la gauche immobile qui ne respecte plus le travail. Je veux leur tendre la main. »
La référence à Jaurès pourrait être un bon point pour Sarkozy s’il savait de quoi il parle, s’il connaissait mieux le rôle de ce socialiste. Jaurès, qui dirigea le Parti socialiste au début du XXe siècle jusqu’à son assassinat à la veille du déclenchement de la Première Guerre mondiale en 1914, parce qu’il s’opposait à cette guerre, fut avec le Parti radical à l’origine de l’impôt progressif sur le revenu pour que le budget de l’Etat puisse compenser les inégalités sociales.
Alors, au lieu de porter des fleurs sur la tombe des grands ancêtres, Sarkozy ferait mieux de s’en inspirer, et donc de les connaître.
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