Prenant la parole devant des travailleurs qui venaient de se faire licencier par les patrons de l’industrie sucrière, et à qui il remettait des chèques en forme de solde de tout compte, le premier ministre mauricien Navin Ramgoolam a déclaré : « Je n’accepterai pas que les personnes se mettent à adopter une attitude d’une nation d’assistés » faisant clairement allusion aux « Réunionnais », ajoutant que Sarkozy lui avait dit que « les Réunionnais n’étaient pas capables de faire ce que font les Mauriciens ».
Naturellement quand Ramgoolam et Sarkozy parlent d’assistés réunionnais ou mauriciens, ils ne pensent pas un instant aux patrons mais aux travailleurs pour lesquels ils n’ont que mépris.
En dénigrant ainsi les assistés Ramgoolam veut avant toute chose éviter que ces travailleurs jetés à la rue par les sucriers, avec un misérable chèque, n’exigent des comptes aux patrons mauriciens, et réclament dans le même temps un système d’assurance chômage, inexistant à Maurice. Bref, qu’ils exigent des garanties pour leur avenir.
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