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Le mensuel de La Réunion
Île de la Réunion
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Réforme de l’OCM sucre.

À l’approche de la révision de la convention canne en 2006, le commissaire Européen a laissé filtrer des informations concernant la réforme de l’Organisation Commune de Marché du sucre. Plusieurs paramètres seront revus, entre autre la baisse de la production et du prix de la tonne du sucre.

Ce projet, déjà bien avancé n’a pas été élaboré par le seul commissaire Européen mais surtout par de gros industriels, comme TEREOS. Ce groupe bien implanté en France et à la Réunion, vient de s’offrir des usines au Brésil.

En France, il a anticipé l’application de la réforme en particulier la baisse de production préconisée par le projet, par la fermeture de plusieurs usines, jetant des centaines de travailleurs à la rue.

Puis, ces gros industriels, dont un certain nombre sont des producteurs de betteraves, ont réclamé l’intervention de l’Etat pour compenser la baisse du prix de la tonne de sucre. Ils ont déjà été entendus et rassurés puisqu’une compensation partielle se fera sur le prix de référence. Pour la Réunion, c’est une compensation totale qui a été annoncée.

En compensant la baisse du prix de la tonne de sucre, l’Etat se substitue aux industriels. Car ce sont ces groupes qui réalisent des millions de profits qui auraient dû assurer un prix d’achat correct aux petits producteurs sous peine de faire face à leur colère.

Quant aux travailleurs des usines il n’y a pour eux que des sacrifices. Ce fut le cas à l’usine de Bois Rouge où les travailleurs, après avoir réclamé une augmentation de salaire, ont vu purement et simplement leur revendication rejetée. Le patron prenant le prétexte de la réforme pour ne rien céder.

Il faut arrêter de faire des concessions aux gros producteurs et usiniers. Ce n’est pas l’Europe qui a tracé les grandes lignes de cette réforme mais les industriels eux-mêmes. C’est donc à eux que travailleurs et petits planteurs doivent réclamer leurs dus.


 

 
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