Après sept semaines de grève, les salariés de Rieffel ont repris le travail le 30 octobre. Ils n’ont pas eu tout ce qu’ils réclamaient, notamment le 13ème mois, mais ont obtenu deux primes : l’une pour juin 2008, l’autre pour novembre.
Ils ont tenu tête à des patrons arrogants et méprisants qui ont tenté de licencier 37 d’entre eux.
Mais le 22 octobre, ces patrons ont non seulement été déboutés de leurs demandes de licenciement, mais ils ont aussi été condamnés à verser 1700 euros à chacun des salariés.
Trois jours plus tôt, le tribunal d’instance de Saint-Pierre avait également rejeté la demande de Rieffel, que les grévistes soient condamnés pour entrave à la liberté de travail.
Si Rieffel et sa famille, soutenus par le Medef, avaient réussi leur coup de force contre les droits des travailleurs, les patrons se seraient sentis plus enclins à brandir la menace de licenciement envers les travailleurs en grève. C’est pourquoi leurs victoires nous concernent tous.
-