Début décembre plusieurs dizaines d’employées en CDD de la mairie de Sainte-Suzanne se sont mises en grève pour obtenir la transformation de leur contrat en CDI. Elles n’ont obtenu que la prolongation pour six mois de leurs contrats ce qui, pour elles, constitue une bouffée d’air mais pour trop peu de temps.
Les mairies et les autres collectivités locales, sont les plus importants employeurs de l’île, avec quelques 30 000 salariés. Mais seuls 20 % sont en CDI ou titularisés. Les 80 % restant sont employés en CDD, et pour certaines depuis des dizaines d’années, en tant que cantinières, surveillantes ou assistantes maternelles.
Face au problème rencontré par ces milliers de travailleurs, les mairies mettent en avant l’insuffisance de leurs finances qui, disent-elles, ne permet pas de pérenniser ces emplois. Autre argument des municipalités : les contrats à durée déterminée étant souvent des contrats aidés par l’Etat, les remplacer augmenterait fortement les dépenses en personnel des collectivités locales.
Mais de plus en plus de travailleurs supportent de moins en moins cette situation de précarité à vie et ils ont raison.
Ceux qui dirigent les communes doivent tout faire pour supprimer la précarité et, avec le soutien des employés communaux, exiger aussi que l’État desserre les cordons de sa bourse.
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