Les travailleurs de l’ASECNA (l’Agence pour la sécurité et la navigation aérienne) ont entamé un mouvement de grève baptisé « silence radio » depuis le 29 juillet. Le préavis a été déposé par la Fédération des associations professionnelles des contrôleurs aériens (FAPCAA).
La grève partie de Niamey au Niger, touche les 17 pays membres de l’ASCENA dont 15 pays d’Afrique de l’Ouest, Madagascar, les Comores et indirectement la France (à travers Mayotte et la Réunion) qui assure, soit dit en passant, la présidence du conseil d’administration.
Les salariés protestent contre le manque d’effectifs, les mauvaises conditions de travail, le non-paiement de certaines indemnités, l’insuffisance de la formation et de protection juridique et le relèvement du niveau d’accès lors du recrutement.
Faute d’aiguilleurs, les avions sont donc cloués au sol. Seuls les vols sanitaires et le transport des personnalités importantes sont assurés.
Les salariés n’en sont pas à leur premier coup d’essai. Au début mai, puis vers la fin mai, ceux de l’antenne locale du Gabon avaient cessé le travail pendant trois jours pour les mêmes revendications.
Si l’exploitation capitaliste n’a pas de frontières, la grève n’en a pas non plus !
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