En Guadeloupe, la justice ne chôme pas avec des militants syndicalistes de l’UGTG (Union Générale de Travailleurs de Guadeloupe). Treize militants sont condamnés à des peines de prison ferme ou avec sursis, sans compter les amendes et les condamnations à des dommages et intérêts. Certains risquent d’aller en prison car ils ont décidé de ne plus faire appel, les peines y étant aggravées le plus souvent.
Par exemple, le secrétaire de l’UTC-UGTG (fédération des travailleurs des communes) a est condamné à 4 mois de prison avec sursis et 6000 euros d’amende pour présence à un barrage. Un autre dirigeant de ce même syndicat est condamné à 6 mois de prison avec sursis et 1627,50 euros d’amende pour le même motif. Un responsable de l’UTPP (produits pétroliers) est condamné à 3 mois ferme et 7000 euros de dommages et intérêts pour manifestation et dégradation en réunion ; il est par ailleurs condamné à 10 mois de prison ferme et 53 000 euros de dommages et intérêts car accusé d’avoir brisé une vitre de 4x4. Un autre militant a eu 6 mois de prison ferme et 8700 euros d’amende...
Neuf autres militants ont été lourdement condamnés et des travailleurs ont été licencié pour avoir participer à des grèves dans leur entreprise.
La justice fait payer au prix fort les travailleurs qui luttent contre leur exploitation mais elle n’est pas aussi zélée quant il s’agit de condamner des patrons. Ceux qui frappent leurs salariés profèrent des insultes ou détournent l’argent public sont à peine inquiétés.
Face à un tel acharnement, les travailleurs doivent être solidaires et ensemble faire face aux patrons et à la justice qui les protège.
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