À la Réunion, la suppression de la taxe professionnelle privera les communes de 172 millions de financement. Le gouvernement s’est empressé de déclarer qu’il compenserait un euro pour un euro. Mais comment le croire, lui qui ne compense pas, ou très imparfaitement, nombre de dépenses qu’il payait auparavant et qu’il impose maintenant aux collectivités territoriales, dans les domaines de la santé, de l’aide sociale ou des transports.
La décentralisation, telle qu’elle fut mise en oeuvre, a eu ceci de pervers qu’elle a permis à l’État de reporter sur les communes, les Conseils généraux ou régionaux, des dépenses qu’il prenait auparavant à sa charge... pour le plus grand bonheur du patronat qui continue, lui, à bénéficier des aides étatiques, de subventions et autres niches fiscales.
Ce qui se profile donc à l’horizon, ce sont donc de nouvelles augmentations d’impôts locaux, comme cela a été le cas cette année pour les taxes foncières et d’habitations.
Et ce seront bien sûr les plus bas revenus qui en supporteront durement les conséquences.
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