La perspective des élections présidentielles de 2007 en fait frétiller plus d’un. A gauche c’est Fabius, Strauss Kahn et Jack Lang qui se sont mis sur les rangs. Ils ont annoncé quelques petites phrases dénonçant la politique anti-sociale du pouvoir de droite actuel, mais se gardant bien de s’engager en cas de victoire à revenir sur les décisions de la droite (baisse d’impôt sur le revenu des plus riches, exonérations patronales, retraite après 40 ans de travail, privatisations...).
À droite, Sarkosy marche sur les pas de Le Pen et préconise l’expulsion musclée des travailleurs immigrés qui vivent dans des immeubles délabrés parisiens. Il se fixe, sans rire, de réduire le chômage de 10 à 5 %... dans dix ans ! Et toujours pour faire baisser le chômage voudrait ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite !
Avec des mots parfois différents, tous ces politiciens, qu’ils soient de gauche ou de droite ont en commun de ne rien vouloir faire qui puisse gêner le patronat dans ses objectifs d’enrichissement.
Qu’on se le dise, c’est ailleurs qu’il faudra chercher, en particulier en nous-même, les forces, qui pourront amener un véritable changement.
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