Depuis 1990, les exonérations de cotisations sociales pour les patrons n’ont cessé d’augmenter pour atteindre la somme de 30,7 milliards d’euros en 2008. Et comme le manque à gagner pour la Sécurité sociale n’est pas compensé à 100 % par l’Etat, celle-ci se retrouve aujourd’hui avec un déficit de 10 milliards d’euros.
Pour couronner le tout, l’Etat demande à la Sécu de faire la chasse aux « faux » malades, dérembourse les médicaments, décide d’imposer les indemnités des accidentés du travail pour faire rentrer l’argent dans les caisses. En revanche, il n’impose aucune contrainte drastique aux patrons en matière de respect de normes de sécurité sur les chantiers, ou de maladies professionnelles.
Les cadeaux faits à ces derniers sont payés en dernier ressort par les travailleurs et la population.
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