En Grèce, le gouvernement socialiste vient de voter de nouvelles mesures visant à faire payer la crise aux travailleurs, aux chômeurs et aux retraités. Le seul député socialiste à voter contre a été exclu de son parti. En Angleterre, c’est la droite qui gouverne. Elle veut imposer, entre autres, la retraite à 66 ans. Le parti travailliste « dans l’opposition » a jugé la grève « prématurée » car, a-t-il déclaré, les négociations ne sont pas terminées… alors que des millions de travailleurs manifestent contre la politique anti-ouvrière du gouvernement.
Partis de droite et de gauche, s’ils s’affrontent au moment des élections pour des places dans les parlements, les gouvernements ou dans les institutions internationales (FMI, Banque mondiale, organismes de l’ONU…), se retrouvent sur la même longueur d’onde quand il s’agit de faire payer la classe des travailleurs et les pauvres. Tous autant qu’ils sont, ils se dressent pour protéger les banquiers et les capitalistes contre le mouvement de colère qui s’exprime partout dans le monde.
Le mouvement contre l’injustice sociale se développe en Europe. En Irlande, en Espagne, en Grèce, et à présent en Grande-Bretagne, des travailleurs refusent de payer la crise dont seule la bourgeoisie est responsable.
En France, l’an dernier la réforme des retraites initiée par Sarkozy a poussé à la grève et dans la rue des millions de travailleurs. Les travailleurs, quelle que soit leur nationalité n’ont qu’un moyen de se défendre : la lutte collective. Et cette lutte si elle prend de l’ampleur fera fi des frontières .
Face à tous ces gouvernements dévoués aux intérêts des exploiteurs, face aux exploiteurs eux-mêmes, les travailleurs de tous les pays ne forment qu’une seule et même classe ayant les mêmes intérêts face à la classe qui les exploite.
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