Le 18 août, dix soldats français dont un Réunionnais, Anthony Rivière, ont été tués en Afghanistan lors d’affrontements avec des talibans. Nul ne peut se réjouir de la mort de ces dix jeunes hommes, même si par aveuglement ou par goût du « baroud » ils avaient choisi d’être soldats de métier.
A ces « morts de trop » s’en ajoutent bien d’autres : des femmes, des enfants, des villageois afghans bombardés et mitraillés par les armées occidentales. Et si aujourd’hui les zones contrôlées par les talibans n’ont cessé de grandir, c’est bien parce que l’intervention des troupes étrangères amène la population afghane à considérer les talibans comme pouvant seuls s’opposer à une occupation qu’elle exècre.
Hervé Morin, le ministre de la Défense prétend qu’en Afghanistan il ne s’agit pas d’une guerre. Ce genre de discours n’est pas nouveau. Déjà, au temps de la guerre d’Algérie, il ne s’agissait officiellement que d’une « opération de maintien de l’ordre ». Il y a quand même eu près d’un million de morts.
Alors, combien de morts fera encore la prétendue opération de maintien de la paix en Afghanistan, avant qu’on ne retire les troupes françaises, et toutes les autres.
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