L’intervention des Occidentaux en Libye est aussi l’occasion pour l’État et les marchands de canons français de montrer l’efficacité de leurs engins de mort, avions, porte-avions et autres missiles. Mais ce qu’on nous dit moins, c’est la facture que nous aurons à payer. Une journée d’intervention du Charles de Gaulle coûte par exemple la bagatelle de 1,2 million d’euros, celle d’un Rafale, 143 000 euros, un seul missile entre 250 000 et 770 000 euros, et cette liste n’est pas exhaustive.
Le gouvernement qui nous serine à longueur de temps que « les caisses sont vides », et qu’il faut supprimer des dizaines de milliers d’emplois dans les services publics, n’hésite pas à dépenser des centaines de millions pour une intervention destinée en fait à préserver les intérêts des capitalistes français en Libye, et non à aider le peuple à se libérer de la dictature.
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