Sarkozy et sa majorité ont décidé d’imposer ce qu’ils appellent le « service minimum » en cas de grève dans les transports pour, disent-ils, répondre aux attentes des usagers.
En fait, c’est une mesure contre le droit de se défendre par la grève qui en prépare d’autres, non seulement contre les salariés des services publics mais aussi contre tous les autres travailleurs. Cela va dans le sens de ce qu’ils appellent « la réforme du code du travail », c’est-à- dire la restriction accrue des droits des salariés.
Sarkozy et sa majorité se moque totalement des usagers des services publics et c’est l’Etat qui, depuis des années, réduit les services publics.
En restreignant le droit de grève un peu, puis beaucoup, puis totalement s’il le peut, Sarkozy est au service non pas du public mais du patronat. Par exemple, c’est parce que les grèves dans les transports gênent surtout le patronat qui y perd de l’argent, que ce sont les grèves dans ce secteur qui y sont les plus efficaces. Et c’est pourquoi Sarkozy s’y intéresse en premier. Les usagers ne viennent que loin derrière dans ses préoccupations.
Le gouvernement parle de s’en prendre ensuite à l’Education nationale. Mais qu’est-ce qui est le plus nuisible aux enfants et gênant pour leurs parents ? Quelques grèves ou la suppression annoncée de dix mille postes d’enseignants ? Sans parler de l’insuffisance des crèches et des garderies. Et il n’y a pas que là que les coupes sont annoncées. Il y a aussi la franchise sur les remboursements médicaux de 50 euros par an et par personne, à la charge de chaque malade.
Pourquoi toutes ces attaques contre les services publics, transports, éducation nationale, santé, sans parler de l’inaction dans le domaine du logement ? La réponse est évidente ! C’est parce que ce gouvernement veut réduire la majorité de la population et en premier lieu les classes populaires au service minimum afin de mieux assurer, sur les fonds publics, un service maximum aux plus riches.
Mais jusqu’à quand la population, les classes populaires, laisseront-elles faire ? On ne peut le prévoir, mais on peut dire que la réaction sera à la hauteur de ce que faire subir le gouvernement aux classes populaires.
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