1200, c’est le nombre des personnels précaires employés par l’Éducation nationale à La Réunion. Sur ce nombre, 300 contrats (employés à des tâches administratives ou à la surveillance) ne seront pas renouvelés dans les collèges et lycées en 2008.
Cette décision découle directement de la politique d’austérité imposée aux services publics par Sarkozy et son gouvernement.
Or, cette politique, déjà pratiquée auparavant n’a eu que des conséquences catastrophiques sur l’encadrement et le soutien aux élèves, en particulier les plus défavorisés. Et en outre, la décision de supprimer des centaines d’emplois dans un département fortement touché par le chômage est inacceptable puisqu’elle prive de ressources autant de familles.
C’est contre cette perspective scandaleuse qu’une cinquantaine de précaires, emmenée par des syndicats, a manifesté et occupé la préfecture de Saint-Pierre mardi 23 octobre.
La réponse des autorités de l’État a été immédiate. Elles ont envoyé la police pour déloger les manifestants. Les précaires ont décidé de se mettre en grève le jeudi 25 car ils n’acceptent pas ce coup de force.
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