Il y a soixante ans le régime nazi et ses alliés vacillaient sous les coups de boutoir des armées russes et américaines. A Paris, en août 1944, quelques jours avant l’arrivée des Américains et des partisans de De Gaulle, la police parisienne retourna sa veste en occupant différents postes de police tenus par les Allemands. De Gaulle les décora pour cette « action héroïque ». Mais c’étaient ces mêmes policiers qui, en juillet 1942, avaient raflé 13 000 Juifs, pour les livrer aux nazis qui les déportèrent vers les camps d’extermination.
De Gaulle préféra fermer les yeux sur les saloperies de la police française qu’il utilisa dans les années qui suivirent pour mater les travailleurs révoltés par leur sort ou les travailleurs coloniaux qui réclamaient plus de liberté et de dignité.
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