Jeudi 20 septembre, un élève du lycée professionnel Patu-de-Rosemon, de Saint-Benoît, s’est fait agressé par un groupe de jeunes devant l’établissement. C’est la deuxième agression en moins de quinze jours dans l’enceinte de la cité scolaire.
De tels incidents exaspèrent autant les professeurs que les parents ou les élèves, qui dénoncent à juste titre l’insécurité à l’école en réclamant que des mesures soient trouvées pour protéger les collégiens et les lycéens.
Depuis plusieurs années, il est question d’effectuer des travaux pour notamment sécuriser l’accès des élèves aux bus scolaires, mais les sommes nécessaires ne sont toujours pas débloquées. La mairie a aussi promis de recruter trois agents médiateurs supplémentaires après avoir baissé leur nombre de cinq à trois depuis l’année dernière. Malgré cette promesse, le nombre de médiateurs est nettement insuffisant pour encadrer les 3000 élèves qui fréquentent la cité scolaire bénédictine.
Mais toutes ces mesures, pour nécessaires qu’elles soient, n’enrayeront pas véritablement cette violence stérile. Face à ce problème, important et difficile, ce sont des mesures et une politique d’une toute autre ampleur qu’il faudrait mettre en place, à commencer par respecter le droit à l’instruction et à l’éducation des jeunes. Il est par exemple invraisemblable que 1600 élèves de troisième n’aient pas trouvé de place cette année en lycée professionnel. Il faudrait aussi que tous les jeunes arrivant sur le marché du travail aient un emploi, ce qui est très loin d’être le cas. Il faudrait encore que les jeunes aient la possibilité de se loger, sans être obligés de rester des années dans les logements surpeuplés de leur famille. Bref, ce sont tous les aspects de la vie sociale qu’il faudrait profondément bouleverser pour que les jeunes aient une autre espérance que celle qu’ils pensent trouver en suivant des petits caïds qui reproduisent parfois en pire toutes les tares de la société.
Tout cela peut apparaître utopique, mais en tout cas pas plus que de vouloir régler un problème crucial en refusant de s’en donner les moyens.
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