Après des mois et des mois de discussions autour de la nouvelle convention collective du Bâtiment, les syndicats s’attendaient à ce que les organisations patronales signent l’extension des primes de panier, de transport et de trajet à tous les ouvriers. Leur espoir a été douché par les déclarations des représentants de la FRBTP et de la CAPEB qui ont refusé d’accorder aux ouvriers en contrat de chantier (7500 sur 14 000) ce qui l’est aux permanents.
La réponse des syndicats a été le déclenchement de la grève générale du BTP, pour les primes, mais aussi pour 5 % d’augmentation des salaires.
Les patrons du BTP dont les carnets de commandes sont pleins, pleurent la bouche pleine, comme l’a dit justement le représentant de la CGTR- BTP. Mais comme ils ne sont pas habitués à partager leur magot, il leur faut injurier les travailleurs en grève en les traitant de saoûlards comme l’a fait Tillon, secrétaire général de la FRBTP dans le JIR. Le représentant de la CAPEB, Personné, estime lui que les ouvriers qui triment sur ses chantiers et les autres, peuvent se contenter de 5 euros pour se restaurer le midi, puisque c’est le prix d’une barquette à emporter.
Voilà avec quel mépris ces patrons considèrent le monde des travailleurs. Et bien espérons que ces derniers leur donneront une leçon bien méritée et leur arracheront tout ce qui leur est dû !
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