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Le mensuel de La Réunion
Île de la Réunion
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Zone franche urbaine, y a bon pour les patrons.

Les élus de l’Est, Virapoullé en tête, sont heureux. Ils ont obtenu ce qu’ils demandaient au gouvernement depuis quelques mois, à savoir l’installation de zone franche urbaine sur Saint-André, Bras-Panon et Saint-Benoît. Cela signifie que les entreprises de moins de 250 salariés de la zone, bénéficieront de multiples avantages : exonérations d’impôts sur les bénéfices, ainsi que sur la taxe professionnelle et la taxe foncière sur les propriétés bâties.

Ces entreprises seront aussi totalement exonérées des cotisations sociales patronales pendant cinq ans, puis bénéficieront de taux dégressifs pendant les neuf années suivantes.

Les grands patrons pourront eux aussi bénéficier de certains avantages à condition qu’ils investissent dans une entreprise de moins de 250 salariés sur le territoire concerné. Au vu de ces cadeaux, on comprend aisément la joie des patrons et des élus.

Pour justifier tous ces avantages donnés aux patrons, élus et gouvernement nous font croire que la création de la zone franche urbaine a pour but de créer des emplois. En réalité, c’est là une façon d’offrir des cadeaux supplémentaires aux patrons. Rien de plus. Aucune obligation par exemple ne leur ait faite d’embaucher. Quant aux aides multiples qu’ils recevront, elles se feront au détriment de la population : il y aura moins d’argent dans les caisses de l’Etat et dans celles des communes, ce qui se traduira soit par une hausse des impôts, soit par une baisse des financements des infrastructures, écoles, routes communales, maisons de quartiers...

S’il fallait la preuve de la totale inefficacité des zones franches sur l’emploi, la métropole la fournit. En France où ce dispositif existe depuis 1996, le taux de chômage dans les zones concernées continue à se situer bien au-dessus de la moyenne nationale.


 

 
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