En cette fin d’année 2008 et en ce début d’année 2009, le patronat n’a qu’un mot à la bouche : « C’est la crise ! », avec pour corollaire : « C’est aux travailleurs de la payer ! »
Ainsi, dans le bâtiment, l’entreprise GCOI s’est mise en liquidation, privant trente travailleurs de leur emploi. Dans d’autres entreprises du BTP, les « vacances » ont été prolongées d’une semaine, voire de 10 jours, sans qu’aucun salaire ne soit versé pour ces périodes de congés forcés.
Chez Virgin à Saint-Denis, la direction a annoncé douze suppressions de postes, dont quatre licenciements secs, sous prétexte de réorganisation. À Royal Bourbon, dont les ventes et les profits ne cessent d’augmenter, le patron vient d’annoncer aux ouvriers qu’il s’apprête à en licencier une trentaine.
Si la crise n’existait pas les patrons devraient l’inventer tant elle leur sert à bloquer les salaires, à augmenter les cadences et la production, tout en licenciant.
Mais pourquoi les travailleurs auraient-ils à en supporter les effets ? Ils ne sont en rien responsables du fonctionnement aberrant de ce système économique, de la folle concurrence qui le mine, des marchés restreints du fait de la faiblesse du pouvoir d’achat de la population, de la recherche effrénée du profit au détriment des besoins humains non satisfaits. Alors, pas question de payer pour une crise dont les travailleurs ne sont en aucun cas responsables.
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