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Revue de presse
Nord, Pas-de-Calais
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La Voix du Nord - vendredi 18 novembre 2011
Nathalie Arthaud, candidate (LO) dans le « cirque » de la présidentielle pour « secouer le patronat »
Edition Maubeuge

POLITIQUE

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La candidate de Lutte Ouvrière à la présidentielle était hier matin à Maubeuge pour une conférence de presse avant un meeting, le soir à Douai. Dans une salle de la mairie parée pour l’occasion de banderoles, drapeaux et affiches scandant que « les travailleurs n’ont pas à payer la crise du capitalisme », Nathalie Artaud a longuement évoqué le contexte économique et financier. Elle a souligné « l’impuissance » de « ceux qui prétendent diriger la société » face à une crise « qui ne nous a pas étonnés » : « La crise et la spéculation sont dans les gênes du capitalisme », modèle économique régi par « la loi de la jungle ».

Ces mêmes dirigeants à qui elle reproche d’avoir « inondé les banquiers de milliards » tout en tapant sur « les classes populaires, les ouvriers, les chômeurs, les retraités. » À ce propos, Nathalie Artaud a particulièrement apprécié la sortie de Nicolas Sarkozy sur les fraudeurs aux aides sociales : « Il a eu le culot d’accuser les travailleurs de prendre trop d’arrêts maladie et de dire que les allocataires du RSA, en gros, étaient des fainéants ! » La candidate de LO préférerait que le président de la République s’attaque aux milliardaires fréquentant les paradis fiscaux et à ce qu’elle appelle les « fraudeurs légaux », à savoir les dirigeants d’entreprises bénéficiant d’exonérations fiscales.

Face à ceux qui considèrent que « les pauvres c’est fait pour trimer, pour être exploité », et en attendant que « ce cynisme-là » finisse par « faire éclater la révolte », Nathalie Arthaud enjoint les travailleurs à « se battre pour une revendication : l’interdiction des licenciements et la répartition du travail sans diminution de salaires ».

Interrogée sur ses différences avec le Front de gauche, elle ne voit pas de motif de comparaison entre ses propositions et celles de Jean-Luc Mélenchon : « Lui a un programme de gouvernement, moi j’ai un programme de lutte. Quand je l’entends expliquer qu’il veut secouer François Hollande... Nous ce qu’on veut, c’est pas secouer François Hollande : le problème c’est de secouer le patronat. » Nathalie Arthaud n’envisage donc pas de se retrouver au pouvoir et dénonce d’ailleurs « le cirque » que représente à ses yeux l’élection présidentielle. Pourquoi, alors, venir y faire un tour de piste ? « Pour le dénoncer » et « parce qu’il n’y a pas de raison qu’on se taise. » Dans la salle, une militante a pris la parole pour donner son point de vue sur la question : « Si elle n’était pas là à la présidentielle, comment on ferait pour se faire entendre ? »

FLORENT MOREAU

© Voix du Nord


 
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