À Lille, Lezennes, Villeneuve d’Ascq, Mons-en-Baroeul, Carvin, et bien d’autres communes, les forces de police interviennent avec brutalité pour déloger des familles roms, détruire leurs camps et interpeller des personnes pour un soi-disant « trouble à l’ordre public ». Toute cette politique ne vise qu’à chercher des boucs émissaires, en s’en prenant aux plus pauvres et aux plus précaires, pour tenter de récupérer des voix au Front National. Le gouvernement veut faire oublier sa politique d’attaques contre les classes populaires et de cadeaux aux plus riches.
L’appel national lancé par plusieurs organisations fait référence au 4 septembre 1870 « Afin de fêter le 140e anniversaire d’une République que nous voulons plus que jamais, libre, égale et fraternelle ». Pourtant, cette IIIème république, pas plus que les suivantes, n’a jamais été libre, égale et fraternelle pour les exploités, les femmes, les colonisés, les immigrés et de nombreuses minorités.
Quelques rappels… Son premier président, Thiers, a été le massacreur des communards de 1871. Les gouvernements se sont lancés dans l’expansion coloniale, avec ses massacres pour conquérir et dominer les peuples colonisés. Il y a eu l’affaire Dreyfus, les grévistes assassinés par la police sous les ordres de Clemenceau en 1910, puis la boucherie de la Première Guerre mondiale, la politique contre l’Allemagne ensuite, enfin le Parlement élu en 1936 qui remet les pleins pouvoirs à Pétain en 1940. Alors, protester contre la campagne raciste et xénophobe du gouvernement, oui, mais faire référence à la République, non. Seule compte la solidarité entre travailleurs, entre exploités.
Sur cette base, Lutte Ouvrière s’associe aux manifestations ou rassemblements contre la politique raciste et démagogique de Sarkozy organisés dans plusieurs villes, notamment à Lille, le vendredi 3 septembre à 18h Place de la République, et le 4 septembre à Tourcoing à 11h devant l’Hôtel de Ville et à Hénin-Beaumont à 16h30 devant l’Hôtel de Ville.

Le stand Lutte Ouvrière à la Braderie de Lille se trouvera vers le n° 210 de la rue de Paris, entre la rue Malpart et l’avenue Kennedy.
Venez-y pour discuter avec des militants communistes qui veulent changer le monde, car le capitalisme fait la démonstration une fois de plus qu’il ne peut pas être l’avenir de l’humanité.

Pour l’emploi, les salaires, les retraites, toutes les confédérations syndicales appellent les salariés du pays à faire grève et manifester le mardi 7 septembre.
C’est le jour où le gouvernement engage les députés à voter son plan de guerre contre les retraites et les retraités.
Il faut être le plus nombreux possible, il faut convaincre les hésitants, ses amis, sa famille, à cesser le travail et se joindre aux manifestations.
Sarkozy et ses ministres ont beau dire qu’ils ne reculeront pas devant les grèves et la mobilisation dans la rue… il n’y a pas si longtemps, en 2006, ils ont dû reculer devant la mobilisation des jeunes contre le CPE, qui précarisait tous les premiers emplois pendant deux ans, alors que la loi avait même été votée par les députés !
Bien sûr, une journée, même réussie, ne suffira pas. Mais elle pourra être un point d’appui pour préparer les luttes de plus grande ampleur nécessaires pour faire reculer le gouvernement, les banquiers et les grands actionnaires des entreprises.
Arras, 10h place de la Gare
Boulogne, 9h30 quai Gambetta
Bruay, 8h30 parc de la Porte nord
Calais, 9h place de la Mairie
Douai, 9h30 place d’Armes
Lille, 14h30 Porte de Paris
Valenciennes, 10h30 Place d’Armes
Le lundi 6 septembre, un mouvement de grève est lancé par des syndicats de l’Éducation, le SNES-FSU et SUD-Education pour protester contre les économies que fait le gouvernement sur le dos de l’éducation, notamment contre les milliers de suppressions de postes qui ont lieu chaque année (5 555 postes supprimés depuis 10 ans, rien que dans la région, d’après le SNES).
Les conséquences sont de plus en plus catastrophiques : les classes sont de plus en plus surchargées, de nombreuses heures de cours ne sont pas assurées et les conditions d’enseignement, de travail et d’études ne cessent de se dégrader… C’est pour cela que cette grève doit être un succès et qu’il faut qu’il y ait le plus grand nombre de manifestants le lundi 6 septembre à 14h30, Porte de Paris à Lille.
Les mesures d’austérité dans l’Éducation ne sont qu’une partie de l’ensemble des mesures d’austérité mises en œuvre par le gouvernement pour renflouer les finances publiques mises en déficit par les cadeaux aux banques et aux grandes entreprises.
Il faut une lutte d’ensemble de tous les salariés, du public comme du privé, pour faire payer les banques et les gros actionnaires des entreprises et refuser les mesures gouvernementales contre les retraites et la baisse du niveau de vie de la population. Pour cela participons le plus nombreux possible, aux grèves et aux manifestations du 7 septembre.
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