Somme

MGI Coutier - Nesle : non au licenciement d’un militant syndical

Brève
23/05/2017

Lundi 22 mai un rassemblement de plusieurs dizaines de salariées et de militants locaux a eu lieu devant l’usine pour défendre un syndicaliste licencié. 

Dans l’entreprise de cet équipementier automobile dans laquelle les 70 personnes qui y travaillent sont en majorité des femmes, le direction cherche à licencier un militant CGT depuis trois ans. Après plusieurs refus d’un inspecteur du travail et même un refus du ministère du Travail, la direction a réussi à relancer l’affaire et à obtenir cette fois-ci le licenciement auprès de l’Inspection du travail. 

Les accusations portées sur ce militant sont particulièrement légères, une pause café un peu longue, le fait de ne pas avoir porter des lunettes de protection sur une machine où personne n’en porte et une accusation contre un responsable qui aurait enlevé des affiches syndicales sur le panneau syndical, qualifiée de diffamatoire par la direction. 

La politique de la direction, qui a annoncé des « performances record » en 2016, s’appuie, comme dans bien d’autres entreprises, sur la recherche d’une productivité maximum en ne remplaçant pas ceux qui partent, en n’embauchant plus que des intérimaires et en augmentant la charge de travail de chacun.
La direction veut se débarrasser d’un syndicat dont les militants actifs le gênent pour mener cette politique. 

Mais le nombre de salariées en grève ce jour là sur chacune des équipes montre que de nombreuses ouvrières ne l’entendent pas de cette oreille et sont bien conscientes de la nécessité de se défendre. 

 

Aisne

Hôpital - Saint-Quentin : cure d’austérité !

Brève
19/05/2017

l'hôpital malade du profit...

L’hôpital, qui d’après son directeur se portait financièrement bien en 2013, se retrouve avec un déficit de 7,5 millions d’euros en 2016.
Un plan de retour à l’équilibre a été mis en place avec l’Agence Régionale de la Santé qui prévoit pour 2017, la fermeture de 29 lits, celle de 4 salles sur 12 du bloc opératoire et la baisse du nombre de jours de RTT du personnel.
Depuis les années 1980, les banques ont obtenu des tas de facilité pour proposer leur service aux hôpitaux au travers d’emprunts qui pour certains se sont retrouvés être des emprunts toxiques et les hôpitaux ont été fortement incités à s’endetter.
Aujourd’hui, bon nombre d’entre eux se retrouvent dans le rouge et chaque année c’est aux personnels des hôpitaux qu’il est demandé de « sauver » l’hôpital en se démultipliant pour faire face au manque d’effectif et en voyant leurs conditions de travail se détériorer de plus en plus.
À Saint-Quentin, l’hôpital a prévu de proposer des actes de chirurgie esthétique qui rapportent plus que des actes de chirurgie classique. Comme l’explique le directeur, « là on est à la frontière de la santé et du commercial » !
Voilà où la gestion capitaliste mène, développer des actes lucratifs et secondaires au détriment de ceux qui sont indispensables aux patients.

Somme

Simply Market – Amiens : non aux suppressions d’emplois

Brève
19/05/2017

non aux licenciements !

Auchan a décidé de supprimer 462 postes dans tout le pays, dont plusieurs dizaines (44 selon les syndicats) dans sa filiale logistique Simply Market d'Amiens.

En 2015, « Spécial Investigation » sur Canal + avait consacré une émission sur la famille Mulliez qui possède Auchan, mais aussi Flunch, Leroy-Merlin, Décathlon.
La famille pesait déjà 38 milliards d'euros et est experte en optimisation fiscale afin de payer le moins d’impôt possible. Elle est ainsi connue pour son exil fiscal en Belgique et Patrick Mulliez, fondateur de Kiabi, n’aurait payé en 2013, que 135 euros d'impôt pour un revenu de plus d'un milliard.

Les salariés menacés de licenciement apprécieront les justifications de leur direction qui parle d'économies indispensables pour faire face à la concurrence.

Oise

Webhelp – Lacroix Saint Ouen : débrayage pour les salaires et les conditions de travail

Brève
16/05/2017

Une quarantaine de salariés de Webhelp, centre d ‘appel situé près de Compiègne, ont débrayé plusieurs heures lundi 15 mai. Ils répondaient à l’appel du syndicat CGT à faire grève dans les centres d’appel dans le cadre de négociations à propos de la convention collective.

Les grévistes réclament 100 euros net par mois, un 13ème mois, dix minutes de pause par heure travaillée au lieu de cinq actuellement, aucun jour de carence en cas d’arrêt maladie, ou encore un cinq jours payés par enfant malade.

Les salaires sont majoritairement au SMIC et les conditions de travail ne cessent de s’aggraver. La pression pour répondre au plus grand nombre possible d’appels est constante. Les avertissements pleuvent parfois simplement pour deux minutes de retard, un nombre d’appels traités que la direction juge insuffisant, un appel estimé avoir été traité trop longuement.

Les travailleuses et les travailleurs des centres d’appel, qui comme Webhelp font des profits en exploitant toujours davantage les salariés, ont bien raison de ne pas se laisser faire.

Somme

Automotive – Amiens : grève pour les salaires et contre la fermeture

Brève
15/05/2017

Mardi 9 mai, les 57 salariés de l'usine de fabrication de cadran automobile ont entamé une grève de deux jours. Ils réclamaient 1500 euros de salaire annuel supplémentaire de façon à ce que cela ait un impact sur leurs allocations de chômage à venir.

En effet, l'usine, qui a compté plus de 2000 salariés et connu en 2001 un plan de licenciement de 700 personnes, doit fermer définitivement cet été. Le groupe Magneti-Marelli, propriété de Fiat, à vendu l'usine, mais celle-ci sous-traite presque exclusivement pour la multinationale italienne. C'est pourquoi les ouvriers lui réclament une participation aux primes de licenciements.

La grève a permis d'obtenir les 1500 euros, sous forme de prime.

Dans le cadre de la fermeture, les salariés exigent des indemnités extra-légales conséquentes. Elles sont un dû pour ces ouvriers qui fabriquent à longueur d'années les compteurs de voitures Porsche qui coûtent jusqu'à 180 000 euros.