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Revue de presse
Rhône-Alpes
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La Vie Nouvelle - L’Hebdo Savoyard - jeudi 4 mars 2010
Lutte Ouvrière veut porter la révolte en Savoie

Lors des dernières élections régionales, en 2004, Lutte Ouvrière s’était allié à la LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire) dès le premier tour. Pour les élections de mars prochain, Lutte Ouvrière n’a pas renouvelé cette alliance.

La raison : les orientations suivies par Olivier Besancenot, à la tête du nouveau parti anticapitaliste (NPA) « très différentes de celles de la LCR et incompatibles avec les aspirations de Lutte Ouvrière », selon Elisabeth Thomas, tête de liste savoyarde du mouvement. La liste est conduite en Rhône-Alpes par Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte Ouvrière. Comme dans les vingt autres régions de France et dans l’île de la Réunion, où ils présentent des listes, les militants veulent « donner la parole à ceux qui n’ont que leur salaire pour vivre, ceux qui vivent sous la perpétuelle menace du chômage et ceux qui ont été licenciés et n’ont aucun espoir de retrouver un emploi, et qui, devenus chômeurs, finiront par perdre leur allocation et seront inévitablement poussés vers une grande pauvreté. » Fidèles à leur ligne directrice, inchangée depuis 25 ans, les candidats de Lutte Ouvrière en Savoie sont conscients du faible score dont ils sont crédités dans les sondages.

Mais pour autant, pas question d’envisager une éventuelle alliance au second tour : « nous nous concentrons sur le premier tour. Même si nous ne récoltons que 2 % des suffrages, nous permettons à cette minorité qui ne s’est pas résignée, et qui veut toujours combattre pour sa dignité, de s’exprimer. Si nous ne nous présentons pas, comment ces travailleurs, travailleuses et employés, pourront-ils s’exprimer ? Ce serait encore pire de changer cette minorité en colère en une minorité silencieuse ! Nous voulons crier notre révolte contre une organisation qui laisse crever à petit feu la classe travailleuse, et lui fait payer une crise financière orchestrée par les banquiers. »

Le discours ne change pas, le programme non plus : interdire les licenciements face au chômage, partager le travail entre tous, sans diminution de salaire, nationaliser les banques, exproprier les banquier, créer une banque d’Etat lever le secret bancaire dans les entreprises et les secrets commercial et industriel. Utopiste ? Les militants le reconnaissent volontiers : « Le salut est dans la lutte, mais ne portera ses fruits que lorsqu’une explosions sociale sans précédent unira les travailleurs et travailleuses exploités du monde entier.

Ce système de pensée et de valeur, limité par les frontières d’un pays, ne peut déboucher que sur une dictature. » Les militants de Lutte Ouvrière ne croient pas à la possibilité de changer le système de l’intérieur, et ne tiennent pas à être élus : ils veulent avant tout être les porte-parole d’une France oubliée par le gouvernement et « préparer les luttes à venir ».

Delphine Hossa

© La Vie nouvelle - L’hebdo savoyard (04-03-2010)


 

 
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