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16/03/2008 - Communiqué de Lutte Ouvrière, le 16 mars 2008
Les résultats du deuxième tour des élections municipales ont confirmé, et au-delà, ceux du premier tour. La gauche progresse au détriment de la droite et reprend un grand nombre de villes. Lutte Ouvrière s’en réjouit car ces résultats constituent un revers pour le gouvernement et sa politique.
En menant, au nom de prétendues réformes, une politique contraire aux intérêts de la majorité de la population et au service d’une petite minorité de riches, le gouvernement a non seulement accentué l’hostilité de ceux qui étaient opposés à Sarkozy, mais il a déçu une partie de ceux-là même qui avaient voté pour lui.
Il était nécessaire et salutaire d’asséner ce désaveu au gouvernement et à sa politique.
Cette poussée électorale en faveur de la gauche, même si elle entraîne des conséquences dans la gestion des municipalités qui ont changé de majorité, ne pourra cependant changer le sort des classes populaires que si elle se traduit sur le plan social.
Ce que l’on peut souhaiter, c’est que la poussée électorale contre la droite annonce des luttes sociales à même de faire vraiment reculer le gouvernement et le grand patronat, à même de faire ravaler à Fillon sa prétention de continuer une politique catastrophique pour les salariés, les chômeurs, les retraités.
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11/03/2008 - Au lendemain des municipales
Lutte Ouvrière était présente au premier tour des élections municipales, sur 186 listes dans 166 villes. Elle a participé à 69 listes unitaires, au côté d’autres partis de gauche, et présenté 117 listes Lutte Ouvrière.
Nous avons présenté 58 listes de plus qu’en 2001. Le nombre total d’électeurs des municipalités concernées a cependant été de 6 680 000, c’est-à-dire 15 % de l’électorat. Seule une minorité de l’électorat a pu donc s’exprimer sur des listes où figuraient des candidats de Lutte Ouvrière.
Trente-six candidats de Lutte Ouvrière ont été élus dès le premier tour. Vingt et un l’ont été sur des listes unitaires, avec le Parti Communiste et/ou le Parti Socialiste, quinze sur des listes Lutte Ouvrière. Dans les municipalités où des listes unitaires n’ont pas pu se constituer, nos résultats confirment le maintien de notre électorat, un électorat populaire d’extrême gauche. Mais ils montrent également qu’une partie de nos électeurs a cru plus utile d’exprimer sa désapprobation de la politique de Sarkozy en votant pour les listes de gauche.
Au deuxième tour, là où reste en présence une liste de gauche avec des candidats de Lutte Ouvrière, nous appelons, bien sûr, nos électeurs à confirmer leur vote du premier tour en votant au second pour cette liste.
Pour le reste, nous ne donnons pas de consigne de vote générale tant les situations politiques locales sont différentes, en particulier en raison de l’existence ou pas d’une alliance du Parti Socialiste avec le Modem, voire avec des candidats plus à droite encore. Il est saugrenu d’appeler à battre la droite là où, par le biais du Modem ou autrement, la droite est représentée sur des listes du Parti Socialiste.
Nos électeurs auront à choisir en toute conscience en fonction de la situation locale. Ils ne voteront certainement pas pour la droite.
Quel que soit cependant leur choix au deuxième tour, nous leur donnons rendez-vous dans les luttes sociales qui ne manqueront pas de survenir tant les travailleurs seront amenés à lutter s’ils veulent stopper les attaques anti-ouvrières du grand patronat et de ses serviteurs politiques au gouvernement.
Le 10 mars 2008
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09/03/2008 - Après le premier tour des municipales (le 9 mars, 23h30
Le recul de l’abstention par rapport aux élections municipales de 2001 et la progression des voix de gauche dans nombre de villes ouvrières montrent que l’électorat populaire s’est saisi de ces élections pour marquer son hostilité au pouvoir de droite et à sa politique.
Les partis de droite ont cependant réussi à limiter le recul électoral car ils disposent d’une base électorale importante dans la bourgeoisie moyenne et petite qui, au-delà de la personnalité de Sarkozy, approuve les mesures anti-ouvrières de son gouvernement. Par ailleurs, toute une partie du monde du travail, les travailleurs immigrés, est écartée du droit de vote.
Dès le soir des élections, Fillon a annoncé que le gouvernement continuera ses prétendues réformes qui sont toutes des mesures destinées à rendre les riches encore plus riches au détriment des conditions d’existence des classes populaires.
Il y aura inévitablement des luttes sociales radicales car le monde du travail ne pourra pas attendre l’échéance de 2012, la prochaine élection présidentielle, alors que les hausses de prix démolissent le pouvoir d’achat même de ceux qui ont du travail et que continuent les fermetures d’usines et les licenciements collectifs. Ces derniers ne peuvent pas être masqués par les statistiques mensongères sur les chiffres du chômage, car la création d’emplois précaires et à temps partiel dans les services ne peut pas compenser la suppression d’emplois en CDI dans les grandes entreprises industrielles.
Lutte Ouvrière a présenté des candidats sur 186 listes dans 166 villes. Elle a participé à 69 listes unitaires, au côté d’autres partis de gauche, et présenté 117 listes Lutte Ouvrière.
Au premier tour, nous avons obtenu le même nombre d’élus qu’au premier tour en 2001, autant sur des listes unitaires que sur des listes Lutte Ouvrière. Après le deuxième tour, le nombre total d’élus Lutte Ouvrière devra donc dépasser celui de 2001.
Lutte Ouvrière
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03/03/2008 - 5 000 candidats Lutte Ouvrière
Aux élections municipales du 9 mars, près de 5 000 candidats de Lutte Ouvrière seront présents, sur 186 listes différentes.
Lutte Ouvrière sera donc largement représentée dans ces élections puisque, parmi les 38 villes principales de la métropole, celles de plus de 100 000 habitants, 32 auront des candidats de Lutte Ouvrière. Cette présence est d'ailleurs nettement plus importante qu'aux précédentes élections de ce type, en 2001.
Dans 69 villes, Lutte Ouvrière participe à des listes d'union, avec les partis de gauche, le Parti communiste, le Parti socialiste, ou les deux. Dans nombre de communes, nous nous retrouvons également aux côtés d'autres partis, comme la LCR, les Verts, le MDC (chevènementistes), le PT (Parti des travailleurs), ou le PRG (Radicaux de gauche).
37 de ces listes d'union, soit 55%, sont conduites par le Parti communiste, 26 d'entre elles par le Parti socialiste.
Enfin, dans 117 villes, Lutte Ouvrière présentera des listes sous sa propre étiquette. Et pour nombre de villes, ce sera pour la première fois.
(voir la liste des villes où Lutte Ouvrière présente des candidats dans les rubriques adéquates).
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18/02/2008 - Villiers-le-Bel : Mise en scène sécuritaire ?
Des centaines d’hommes casqués, armés jusqu’aux dents, ratissant avant même que le jour se lève les quartiers d’une ville : les scènes que diffusaient les télés semblaient parvenir tout droit d’un pays en guerre. Pourtant, on était tout bonnement à Villiers le Bel, dans la banlieue parisienne. Outre l’armement des policiers, ce qui frappait, c’était le nombre de caméras et de journalistes présents. La presse avait été invitée, avant même que le maire de la ville en soit averti, à filmer l’opération, de façon à pouvoir servir tout chaud à l’opinion ces images calculées pour impressionner.
Pourquoi ce déploiement ? Pour arrêter, a-t-on dit, les responsables des violences contre la police en novembre dernier, lors des heurts entre cette police et des jeunes, heurts qui avaient fait suite à la mort de deux jeunes de Villiers-le-bel, après un choc avec une voiture de police.
La ministre de l’Intérieur, se félicitant du succès de l’opération, soulignait qu’elle devait contribuer à ramener « l’ordre et la paix » dans cette banlieue. Rien n’est moins sûr. Car ce type d’opération, loin de ramener le calme et la sérénité, risque plutôt d’y accentuer les tensions.
Dans ce quartier, où les situations individuelles se dégradent, faute de pouvoir trouver du travail, faute d’un encadrement scolaire suffisant, faute d’un service public efficace et de qualité, la population ne connaît de l’Etat que ces interventions policières, ponctuelles, ces opérations de ratissages qui prennent un beau matin tous les habitants du quartier en otage, pour se retirer ensuite, laissant dans le meilleur des cas la situation en l’état, avec bien souvent un peu plus d’amertume dans les esprits.
Mais qu’importe ces conséquences pour Sarkozy et ses acolytes. L’essentiel pour eux est d’avoir fait un « coup ». A la veille des élections municipales, ils calculent sans doute que cette mise en scène sécuritaire peut être payante pour eux. Et pour cela, ils sont prêts à risquer l’exacerbation des tensions dans les banlieues, pour ensuite pouvoir, eux, les incendiaires, se déguiser en pompiers.
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15/02/2008 - Arlette Laguiller : aux élections municipales, infliger un désaveu cinglant à Sarkozy
En étalant ses amitiés avec les plus riches, son dédain pour ceux qui s'appauvrissent même en travaillant plus, et son arrogance envers les démunis, Sarkozy focalise sur sa personne l'écoeurement et l'aversion des classes populaires envers la droite qui gouverne.
Toutes les réformes dont Sarkozy et la droite sont si fiers et qu'ils présentent comme indispensables sont des mesures destinées à rendre les riches encore plus riches, en rendant les pauvres encore plus pauvres.
La montée de la misère est visible, et pas seulement par le nombre croissant de ceux qui n'ont d'autre domicile que la rue alors pourtant qu'un tiers d'entre eux ont un emploi mais mal payé. Même pour les salariés qui ont un emploi stable, le pouvoir d'achat s'effondre avec les hausses des prix. Payer son loyer demande des sacrifices sur le reste. Mais sur quoi le faire, alors que la nourriture quotidienne, les fruits, les légumes, le lait, les pâtes coûtent de plus en plus cher, sans parler de l'essence et du fuel du chauffage ? Pour les jeunes, trouver à se loger devient impossible, d'autant que les bailleurs n'acceptent pas de louer à des personnes avec un salaire précaire.
Comment survivre avec le minimum vieillesse ? Comment s'en sortir avec un salaire précaire ou avec le Smic ?
Et l'appauvrissement, c'est aussi les quartiers populaires qui deviennent invivables, situation aggravée par le fait qu'en même temps se détériorent aussi les services publics qui pourraient compenser un tant soit peu les inégalités sociales.
Tout cela n'est pas seulement la faute de Sarkozy et de sa coterie politique qui ne sont que des exécutants. C'est le grand patronat qui tire les ficelles. Plus le grand patronat impose d'efforts aux salariés, moins il les paye, plus il augmente ses profits. Mais il ne consacre même pas ces profits devenus énormes à des investissements productifs créateurs d'emplois. Il s'en sert pour spéculer, c'est-à-dire jouer à la roulette à la Bourse l'argent venant de la peine, de la sueur, des sacrifices des salariés. Consacrer de l'argent à la spéculation, ce n'est pas seulement un gaspillage inouï alors que la misère monte, c'est aussi la menace que le système financier s'effondre, entraînant toute l'économie et toute la société dans la ruine. C'est ce système que servent et ont servi tous les gouvernements, quelle que soit leur couleur politique.
Ce n'est certainement pas les élections municipales qui arrêteront cette machine folle. Mais elles permettront au moins de montrer que les mensonges, le cynisme, les fausses promesses, les faveurs permanentes pour les plus riches et les attaques incessantes contre le monde du travail ne passent plus !
Sanctionner Sarkozy, c'est faire en sorte que ses amis politiques de la droite ne parviennent pas à conquérir de nouvelles municipalités et qu'ils perdent celles qu'ils contrôlent.
Bien sûr, les principaux maux dont souffre la population laborieuse, chômage, insuffisance des salaires, ne résultent pas de la gestion municipale. Aucune municipalité ne peut échapper à la dictature des grands groupes capitalistes qui peuvent ruiner une ville en fermant une entreprise.
Il est cependant possible de mener une politique municipale plus favorable aux salariés et aux classes populaires, ne serait-ce qu'en favorisant la construction de logements sociaux, en se préoccupant plus des quartiers populaires que des quartiers bourgeois.
Lutte Ouvrière présente des candidats dans ces élections municipales. Voter pour des candidats de Lutte Ouvrière, c'est contribuer à envoyer au conseil municipal des femmes et des hommes qui se situent résolument dans le camp des travailleurs. Quelle que soit la couleur politique de la future municipalité, ils y seront les représentants des intérêts sociaux et politiques des exploités, des chômeurs, des retraités et des plus démunis.
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13/02/2008 - Rififi à Neuilly
Tout ou presque, a été dit sur le choc entre bandes rivales qui s'affrontaient ces jours derniers dans une ville de la proche banlieue parisienne et sur leurs méthodes de voyous. Cette fois, cela ne s'est pas passé en Seine-Saint-Denis, mais dans les Hauts-de-Seine, à Neuilly. Et même si, dans cette ville, on dort souvent dans des draps de soie, on n'y lave pas toujours son linge sale en famille, mais au grand jour, sur la place publique, et même devant les caméras télé.
L’événement a focalisé l'intérêt de la presse, pas seulement parce que la ville avait été dirigée naguère par Nicolas Sarkozy, mais c'est surtout parce que l'un des protagonistes de la crise qui a abouti à la capitulation de David Martinon, le candidat UMP désigné par l'Elysée pour briguer la mairie de Neuilly, n'était autre qu'un des rejetons de la famille Sarkozy, dont tout le monde a souligné la précocité en matière de trahison, façon d'illustrer la continuité entre le fils et le père.
Mais Neuilly n'est pas une exception. Les villes sont nombreuses où l'on assiste à de tels crêpages de chignon entre notables de l'UMP et plus généralement entre candidats de la droite. Est-ce dû à la dégringolade persistante de la cote de popularité du président de la République dans les sondages ? Est-ce dû à des rivalités d'ambitions ? En tout cas, cela se traduit pas une nervosité de plus en plus perceptible qui agite les crabes du panier de l'UMP.
Et Sarkozy d'ordinaire si friand d'interviews qui lui fournissent l'occasion de dire tout et son contraire, si Accro de micros et de caméras, ne s'est guère montré bavard sur des péripéties qui pourtant le concernent de près. Lors de son intervention télévisée consacrée à l'Europe , il n'a parlé que... de l'Europe et lors de son périple en Guyane, il n'a parlé que de... la Guyane, se décidant finalement, pressé par des journalistes , à recommander à ses partisans à Neuilly de garder leur sang-froid, ce qui n’a pas mis fin à l’empoignade. A croire que ce qui se déroule dans son camp à l'approche des élections est très, très loin de ses préoccupations.
A moins qu'il y ait une autre explication.
Car lui qui nous répète à tout bout de champ, quel que soit le sujet, que les électeurs lui ont donné mandat, lors de son élection, de prendre chacune de ses décisions, que ce soit la remise en cause des retraites, l'instauration des franchises médicales, craint sans doute qu'après le 9 et le 16 mars prochains, après les élections municipales, il ne puisse plus nous ressortir le même faux argument, avec le même aplomb. Du coup, il feint de ne pas être impliqué par ce scrutin. Trop facile !
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07/02/2008 - La droite à l'approche des municipales : ça tangue à l'UMP...
Si le spectacle politicien qu’on nous ressert chaque soir sur les télés est lassant; il a au moins quelque chose de réjouissant, c’est de nous montrer la fébrilité qui agite en ce moment les notables de la droite, provoquée sans nul doute par la dégringolade dans les sondages de Sarkozy, à l’approche des élections municipales. Les sondages valent ce qu’ils valent, et bien fol qui s’y fierait. Mais ils ont eu au moins ce mérite d’inquiéter aujourd’hui l’UMP, une inquiétude que renforce de mauvais présages, comme l’échec de son candidat dans l’élection législative partielle à Chartres.
Du coup, certains de ses notables, et non des moindres, tels Juppé à Bordeaux, Perben à Lyon, Gaudin à Marseille, de Panafieu à Paris qui briguent la mairie de ces villes, ont fort prudemment décidé de se passer du sigle UMP sur leur matériel électoral . Cette volonté de se démarquer de Sarkozy est peu élangante de la part de ses proches, qui n'hésitaient pas à lui tresser des louanges il n’y a pas longtemps encore. .
Du coup, les ministres se démènent pour tenter de montrer - tâche ingrate il faut en convenir - qu’il serait moins antisocial qu’il n’y paraît. Xavier Bertrand et François Fillon ont annoncé que le minimum vieillesse serait revalorisé de 25 %, mais en cinq ans, ajoutant dans le même élan que les pensions de reversion seraient elles aussi un peu revalorisée... d’ici 5 ans. Woerth, le ministre du Budget, s’est voulu plus conciliant que d’ordinaire avec les fonctionnaires, leur expliquant qu’ils “n’auront pas à être déçus de la manière dont l’Etat les traitera sur le plan financier en 2008".
Mais ces déclarations enjôleuses, restent dans le flou sur les délais de mise en oeuvre des mesures annoncées, et vagues sur leurs effets pour leurs bénéficiaires. Il en est de même de l’annonce faite par Sarkozy en personne d’accorder aux bénéficiaires du minimum-vieillesse - ils sont un peu plus de 600 000- qu’ils recevraient au lendemain des élections municipales 200 euros comme avance sur les promesses de revolarisation. Si on y regarde de très près, ces mesures restent dans les limites de ce que le gouvernement estime “raisonnable”, façon de dire dérisoire. Ainsi Woerth a tenu à préciser que le geste qu’il se propose de faire sur les points d’indice pour les fonctionnaires “ne rattraperait pas l’inflation” .
Ces annonces pré-électorales risquent d’être oubliées au lendemain des municipales, sous prétexte, nous dira-t-on encore que “les caisses sont vides". A moins que les résultats de ces élections encouragent les classes populaires à exiger, sur un autre terrain que celui des urnes, de vraies revalorisations des retraites, des salaires, des pensions.
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