Depuis lundi 1er février, des établissements de Seine-Saint-Denis sont en grève. Les raisons de ce mécontentement sont simples, un immense ras-le-bol : conditions de travail qui se dégradent, impossibilité de dispenser un enseignement de qualité, salaires bloqués, non-remplacement des professeurs et des agents malades.
À cela s’ajoute le refus des 16 000 suppressions d’emplois dans toute l’Éducation nationale à la rentrée prochaine, alors que l’on estime à 45 000 le nombre d’élèves supplémentaires. L’État est donc le plus gros licencieur du moment. Et la dernière attaque en date, la réforme des lycées, va aggraver considérablement les conditions de travail des enseignants et d’études des élèves.
Les grévistes qui, le lundi, étaient inquiets sur les chances d’entraîner un ou plusieurs établissements dans la grève, ont d’ores et déjà la satisfaction d’y être parvenus. Mais tout reste encore à faire.