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À part les effets de communication politicienne ( la « com », comme on dit dans ce beau monde), qui a constitué l’essentiel de la conférence de presse de François Hollande hier, ne reste que la politique favorable aux capitalistes. Sous prétexte, comme à chaque fois, d’ « aider les entreprises » et de favoriser « la relance ».
Et, pour les travailleurs, le président « socialiste » annonce des sacrifices à venir sur les retraites, qui baisseront pour les salariés.
La classe ouvrière n’a aucune raison de faire la moindre confiance à ces socialistes qui, de semaine en semaine, leur font les poches.
Le numéro un mondial de la platine, Amplats (Anglo-American Platinum), vient d’annoncer la suppression de 6 000 emplois dans ses mines d’Afrique du Sud. Le cours de la platine est en baisse, son exploitation serait devenue moins rentable – et il n’aurait donc plus besoin d’autant de bras. Comme si les actionnaires d’Anglo-American, qui se sont enrichis sur les dos des mineurs sud-africains depuis des décennies, en particulier sous l’Apartheid, n’avaient pas les moyens de continuer à verser leurs (maigres) payes à la totalité de leurs salariés !
Un dirigeant de la grève de 2012 à Marikana a été assassiné il y a quelques jours, comme pour décourager toute révolte ouvrière face au plan de licenciements. L’ANC, au pouvoir depuis la fin de l’Apartheid, appelle les forces de l’ordre à être sur leurs gardes pour empêcher la région de se transformer en « bastion de hors-la-loi ». Mais il en faudra plus pour empêcher les mineurs, forts de l’expérience acquise l’an passé, de se défendre.
Mardi dernier, la grève lancée par Verdi, fédération syndicale des services, a été largement suivie sur deux sites d’Amazon en Allemagne. Le syndicat réclame que la multinationale américaine Amazon de la vente en ligne affilie ses employés à la convention collective du commerce. Amazon Allemagne a en effet utilisé jusqu’à maintenant une combine plus profitable consistant à employer ses 9 000 salariés selon la convention de la logistique. Elle les paye ainsi 9,83 euros de l’heure au lieu de 12,20, ce qui lui permet d’économiser 9 000 euros par an sur chaque travailleur !
C’était compter sans la réaction des travailleurs, qui sur un des sites ont voté à 97 % pour la grève contre cette entourloupe.
Les 143 salariés de l’association d’aide aux personnes « A domicile 60 » ont fait grève et manifesté hier au siège de l’association, à côté de Compiègne dans l’Oise. Les budgets alloués par le conseil général de l’Oise, la Caisse d’allocation familiale et la Mutuelle sociale agricole, sont en baisse. Et du coup ces salariés (essentiellement des femmes) qui utilisent leur voiture personnelle pour aller d’un domicile à un autre ne sont plus remboursées de leurs dépenses de carburant. Ce contre quoi elles protestent, car leur salaire baisse d’autant en réalité.
D’après Ayrault, il n’y aurait pas de politique d’austérité en France… Pour les riches, c’est une évidence… mais pour les salariés, c’est autre chose.
Dans quelques jours, les ministres de l’Emploi français et allemand, Michel Sapin et Ursula von der Leyen, vont annoncer le lancement d’un plan de bataille conjoint contre le chômage des jeunes. Leur solution miracle ? Des « crédits aux entreprises » recrutant des jeunes sans emploi…
Arroser les patrons avec de l’argent public, alors que la bourgeoisie a des milliards plein les coffres-forts et que les États croulent sous les dettes : pour un prétendu « New Deal for Europe » (une Nouvelle Donne pour l’Europe, vieille recette utilisée par le président Roosevelt aux USA pour faire face à la crise des années 30), ça sent vraiment le réchauffé et ça n’a jamais vraiment marché pour les travailleurs.
Les travailleurs des transports lillois, employés par une société privée qui bénéficie d’une délégation de service public, sont massivement en grève. Ils revendiquent une augmentation de salaire de 2,5 %, avec effet rétroactif au 1er janvier, ainsi que la revalorisation d’une prime.
Leur patron, plutôt que de céder à ces justes revendications, veut les traîner en justice pour « entrave à la liberté du travail ». Mais au deuxième jour la grève continue car la détermination des grévistes n’est pas entamée.
L’abattoir Doux de Pleucadec dans le Morbihan vient d’être mis en liquidation judiciaire. Cela veut dire que 147 travailleurs vont être licenciés. Beaucoup d’entre eux ont plus de 50 ans et n’ont eu que Doux comme employeur depuis des décennies. Ils n’ont presque aucune chance de retrouver un jour du travail.
Si les conséquences de la faillite de Doux ont été subies par des milliers de salariés du groupe, par contre la fortune de la famille Doux, qui se classe dans le top 500 des riches français, n’a pas servi à secourir les licenciés. Ce serait pourtant une simple mesure de justice puisque elle a été acquise sur le travail des ouvriers des abattoirs.
L’économie française est, selon les critères officiels, entrée en récession, après deux trimestres consécutifs de baisse du PIB (produit intérieur brut).
En réalité, ça fait longtemps que les revenus des familles de travailleurs ont diminué sous l’effet du chômage et du blocage des salaires. Par contre, les fortunes bourgeoises sont en croissance. Il est temps d’inverser cette tendance.
Suite aux élections législatives du week-end dernier, le Pakistan se retrouve avec un « nouveau » Premier ministre, Nawaz Sharif… qui est en fait un vieux routard des affaires et de la politique. Héritier d’une famille bourgeoise du Penjab, Sharif, à la tête du groupe Ittefaq (acier, textile, agro-alimentaire), est l’une des plus grosses fortunes du pays.
Dans les années 1970, c’est sous la protection du dictateur Zia qu’il a entamé son ascension politique, avant de devenir par deux fois Premier ministre dans les années 90 – fonction dans laquelle il a donné tout son sens à l’adage « charité bien ordonnée commence par soi-même ».
Autant dire que son intronisation, plutôt appréciée dans les milieux patronaux pakistanais, indiens et occidentaux, ne va pas changer un iota à la vie quotidienne des travailleurs de ce pays où l’insécurité alimentaire et l’absence d’accès à l’eau potable frappent près des deux tiers de la population.
Des salariés de magasins de bricolage ont manifesté à Paris pour porter au ministère du Travail une pétition réclamant que les magasins qui les emploient aient le droit d’ouvrir le dimanche. Cette manifestation fait l’affaire des grandes enseignes du secteur, qui l’ont d’ailleurs sponsorisée. Ils maintiennent leurs employés sous pression en les menaçant de suppressions d’emplois si la loi n’évolue pas en leur faveur.
Ce que les salariés veulent, ce sont les 100 € de salaire supplémentaire que leur rapporte le fait de travailler un dimanche.
Mais si le travail du dimanche finit par se banaliser, il est probable que ces salariés seront obligés de venir au travail ce jour-là, sans bénéficier de la majoration salariale, au prétexte que ce sera un jour comme un autre. Dans cette affaire, les patrons y gagnent bien plus que leurs salariés.
Le Niger est de nouveau confronté à une crise alimentaire grave : les organisations humanitaires estiment à 800 000 le nombre de Nigériens qui aujourd’hui ne mangent pas à leur faim, et à 80 000 ceux qui sont au bord de la mort.
Pour protéger l’accès d’EDF à l’uranium du Niger et les intérêts des trusts français dans la région, Hollande a su mettre, au Mali, les grands moyens, en hommes comme en matériel. Mais pour sauver une population du désastre, on ne voit rien venir.
Ayrault consulte les confédérations syndicales et le patronat pour décider les réformes sociales qu’il voudrait faire passer à l’Assemblée nationale en septembre. Il prévoit d’augmenter la CSG sur les retraites, et de ne plus les réévaluer autant que l’inflation officielle (un retraité moyen perdrait au total 300 euros par an). Et, en plus, la durée de cotisation augmenterait encore (il faudrait cotiser 44 ans !).
Tout ça, bien sûr, toujours sous prétexte de sauver le système de retraites : ce gouvernement, comme le précédent, soutient les retraites des travailleurs comme la corde soutient le pendu.
La direction d’Apple veut sanctionner et peut-être licencier un militant syndical d’une de ses boutiques stars, l’Apple Store Opéra, sous un prétexte bizarre : il aurait travaillé… vingt minutes de trop !
L’entreprise Apple aime cultiver une image « cool ». Mais, en plus de favoriser sans vergogne l’exploitation illégale et meurtrière au Congo du minerai coltan et celle des ouvriers des usines de sous-traitance asiatiques, il ne tolère pas la contestation sur ses sites occidentaux. Il s’en prend là à un militant qui était en pointe dans la grève au moment du lancement de l’Iphone 5 et qui a obtenu en justice l’interdiction pour Apple d’employer les salariés de ses magasins après 21h.
Un grand hebdomadaire allemand vient de révéler que, dans les années 1970-80, des laboratoires pharmaceutiques occidentaux (dont Bayer, Pfizer, Sandoz...) ont payé le régime est-allemand, au-delà du rideau de fer, pour pratiquer - à moindre coût - des essais de médicaments sur plus de 50 000 personnes. Certains cobayes humains sont décédés suite aux « traitements » administrés au cours des 600 essais. Ils étaient la plupart du temps non-volontaires et non-informés, Parmi eux, on compte des nourrissons prématurés, à qui on a administré de l’EPO.
D’autres entreprises, comme Ikea, profitaient du travail des prisonniers politiques de cette dictature anti-ouvrière.
Le mur de Berlin n’était pas étanche à la soif de profit des capitalistes occidentaux.
Les Harkis, les Algériens qui ont été utilisés par l’armée française pendant la guerre d’Algérie, manifestaient ce dimanche. L’État français en avait employé environ 150 000 pour mener sa sale guerre coloniale, parfois en les y obligeant. Puis, à l’indépendance, de l’Algérie en 1962, il a abandonné la majorité d’entre eux, les laissant se faire massacrer. Les autres ont été accueillis en France, mais dans des camps de fortune indignes.
Le candidat Hollande s’était engagé à reconnaître les torts de l’État… les descendant de Harkis attendent toujours, et le font savoir.
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