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26 mars 2015

Contre un plan de « départs volontaires » qui toucherait entre 200 et 300 salariés, les travailleurs de Radio France sont en grève depuis une semaine. Il s’agit pour la direction d’économiser entre 17 et 24 millions d’euros d’ici à 2019, a déclaré le PDG Mathieu Gallet – qui a défrayé la chronique suite à la rénovation de son bureau (100 000 euros) et suite à la révélation qu’il payait un conseiller en communication 90 000 euros par an.

Les employés de Radio France se battent pour leurs emplois, c’est-à-dire pour leur gagne-pain, comme des dizaines de milliers de travailleurs de ce pays. Et c’est normal. Et si certaines émissions manquent à certains, en compensation les grévistes ont coupé le sifflet à un certain nombre de chroniqueurs pro-patronaux. Ouf !


26 mars 2015

Une coalition dirigée par l’Arabie saoudite a commencé à bombarder la capitale du Yémen cette nuit. Les dirigeants de ces pays prétendent défendre la légitimité du président en place, Abd Rabbo Mansour Hadi, qui a quasiment perdu le pouvoir. Ils attaquent des sites des rebelles chiites « houthis ». soutenus par l’Iran, les dirigeants saoudiens s’inquiétant de la progression de ces derniers.

La population yéménite, elle, après avoir subi des années de guerres diverses, est déjà victime des milices houthies, de celles d’Al Qaïda, sans compter les exactions de l’armée officielle, les attentats (dont le dernier, revendiqué par l’État islamique) et les frappes de drones américains.

Ces récents bombardements s’ajoutent aux souffrances et au chaos politique que subit la population du Yémen.


26 mars 2015

Selon l’association de consommateurs UFC-Que Choisir ?, entre 15 et 40 % des pensionnaires des maisons de retraite seraient en état de dénutrition, faute de repas de qualité servis aux bons horaires.

Ce n’est pas la faute du personnel, contrairement à ce que laissent entendre certains commentateurs, mais la faute au manque de personnel et aux économies exigées des cuisiniers, c’est-à-dire au manque de moyens alloués au service des personnes âgées. Car les établissements publics sont touchés de plein fouet par l’austérité, et les établissements privés sont des machines à fric.

Le traitement que cette société régie par la loi du fric réserve aux travailleurs en retraite, dans un des pays les plus riches du monde, suffit à la disqualifier.


26 mars 2015

Le gouverneur d’Okinawa tente de bloquer les travaux pour une nouvelle base aérienne américaine, qui endommagent gravement la barrière de corail.

Les États-Unis ont toujours 47 000 soldats stationnés au Japon, dont 25 000 sur cette île à 1 000 kilomètres de Tokyo. La population locale a toujours été contre cette présence, qui lui a causé bien des problèmes, des viols au bruit des avions, en passant par les accidents comme celui d’un hélicoptère qui s’était écrasé sur l’université.

Non à cette occupation américaine qui perdure, 70 ans après la fin de la Deuxième guerre mondiale ! Les habitants d’Okinawa n’ont déjà que trop subi cette guerre et ses suites !


25 mars 2015

Les autorités de l’Utah étaient inquiètes de la possible pénurie de produits chimiques qu’on injecte aux condamnés à mort pour les exécuter. En effet les entreprises qui les produisent hésitent à en vendre aux exécuteurs, par crainte d’une mauvaise image de marque.

Qu’a fait l’Utah ? Loin de s’orienter vers l’abolition de la peine de mort, il est devenu le premier État américain à rétablir un peloton d’exécution ! On est loin des images de civilisation données par l’Occident.


25 mars 2015

Le virus Ebola semble maintenant presque sous contrôle mais l’épidémie a eu le temps de contaminer 24 000 personnes et de faire 10 000 morts. Face à ce bilan effroyable, l’ONG Médecins sans frontières accuse l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) d’avoir tardé à réagir et de n’avoir lancé l’alerte que « quand Ebola est devenue une menace pour la sécurité internationale ».

Eh oui, l’OMS, malgré le dévouement des salariés qu’elle emploie, reste une institution dépendante des Nations Unies qui est plus douée pour pondre des grandes résolutions sur la paix dans le monde que pour la maintenir. De même l’OMS est plus efficace pour rédiger des rapports que pour assurer la bonne santé de l’humanité.


25 mars 2015

Le groupe PSA a fait cette semaine son retour dans le CAC 40, cet indice phare de la Bourse de Paris. Et les « experts économiques » de se pâmer d’admiration devant ce qu’ils nomment une prouesse.

Comme si avec sa sortie du CAC 40 en septembre 2012 le groupe avait frôlé la faillite, comme voudraient nous le faire croire ces économistes ! En fait, la famille Peugeot n’a jamais été au bord du gouffre, tout juste inquiète de voir sa part du gâteau diminuer. Et la prétendue renaissance de PSA s’est faite par la fermeture de l’usine d’Aulnay, la suppression de 11 000 emplois en trois ans, et l’aggravation des cadences, qui fait que chaque véhicule coûte en moyenne 730 euros de moins à produire aujourd’hui qu’en 2012 – autrement dit avec la sueur des travailleurs.


24 mars 2015

Si à Paris la pollution atmosphérique a atteint samedi 65 microgrammes de particules fines par mètre cube, inquiétant à juste titre les médecins, les autorités et la population, à New Delhi, en Inde, elle a dépassé 225 microgrammes de début décembre à fin janvier. Tous les habitants en ressentent les conséquences avec de multiples maladies respiratoires. Au total en Inde, pays qui compte 13 des 20 villes les plus polluées au monde, celles-ci tueraient 1,6 millions de personnes par an.

C’est le résultat d’une économie dominée par la course au profit, que personne ne contrôle, avec d’innombrables usines et véhicules polluants, des chantiers générateurs de poussières non protégés, des générateurs diesels pour compenser le manque d’électricité.

Seule une économie planifiée pourra nous permettre de respirer un air plus pur.


24 mars 2015

Jeudi 19 mars, une femme afghane, accusée par un mollah d’avoir brûlé le Coran, a été lapidée à mort devant une mosquée. Ecrasé par une voiture, son corps a été brûlé puis son cadavre jeté à l’eau.

Une agression de ce type, en 2015 et en plein centre de la capitale Kaboul, illustre à quel point l’intervention des troupes des grandes puissances en 2001 n’a pas arraché une fraction de la population, qui impose ses mœurs et ses croyances barbares, à l’obscurantisme et au sexisme.

Mais heureusement, dans les jours qui ont suivi, des femmes et des hommes se sont retrouvés en grand nombre pour porter le cercueil de la victime en terre, et pour protester publiquement contre cet assassinat odieux et l’indifférence complice des forces de police. Ils mènent un combat difficile, mais nécessaire.


24 mars 2015

Par l’accord de compétitivité mis en place en 2013, le groupe automobile Renault imposait aux salariés encore plus de flexibilité, des suppressions de jours de RTT et le maintien du blocage des salaires.

Mais avec l’attribution de 100 000 actions dites « de performance » au PDG Carlos Ghosn, le Conseil d’Administration du groupe a adopté pour sa rémunération 2014 un « package », comme on dit chez les hauts cadres, estimé à 7,2 millions d’euros, contre 2,7 millions l’année précédente.

Visiblement, la « modération salariale » ne s’étend pas jusqu’au sommet de la pyramide.


24 mars 2015

Le roi d’Espagne Felipe VI est en visite en France. Parce qu’il est moins lié à des scandales que son père, Juan Carlos, parce qu’il a décidé de diminué de 20% le train de vie de la famille royale, parce qu’il est « ouvert » au point d’adresser la parole à des associations gays, on nous le présente comme un roi « moderne ».

Mais comme tous ces monarques, survivants anachroniques d’un temps depuis longtemps dépassé, Felipe VI vit de rentes extorquées à la population espagnole. Ce sont des parasites d’apparat, qui, comme le disait Beaumarchais à la veille de la Révolution française, n’ont eu à faire l’effort que de naître.

Et on ose qualifier cela de moderne !


23 mars 2015

Devant la pollution atmosphérique persistante, le gouvernement a décidé que seules les voitures à plaque impaire pourront circuler aujourd’hui en région parisienne. Les autres mesures comme la gratuité des transports en commun ou l’obligation de contournement de l’agglomération par les poids lourds relèvent du bon sens minimum.

Par contre rien n’est prévu pour arrêter provisoirement les installations industrielles les plus polluantes. Ni pour éviter que les salariés se fassent reprocher un éventuel retard par leur employeur.

Hollande, Valls et Royal ne veulent pas polluer leur amour de l’entreprise.


23 mars 2015

Venue les chercher dans leur pays, la SNCF avait embauché des milliers de travailleurs marocains dans les années 1970. Mais elle leur avait réservé un statut discriminatoire par rapport aux autres agents ferroviaires pour faire des économies sur leur protection sociale, leur retraite et leurs salaires en bloquant leur avancement.

À la retraite à présent, 849 de ces ouvriers traînent la direction de la SNCF devant le tribunal des prud’hommes de Paris pour réclamer réparation. Leur donner satisfaction, ce ne serait que justice.


20 mars 2015

Un mini-sommet de la zone euro a réuni le 19 mars à Bruxelles Hollande, Merkel, les représentants des institutions européennes et le Premier ministre grec, Alexis Tsipras. Ce dernier était venu discuter du déblocage d’une aide financière à la Grèce afin que le pays puisse faire face à des échéances de remboursement immédiates, près de 6 milliards d’euros en mars.

Merkel et Hollande ont renouvelé le chantage : « l’argent ne pourra être versé que lorsque les engagements (engagements pris par les précédents gouvernements) auront été respectés ». La population grecque a voté, mais ce sont l’Allemagne et la France- mieux vaudrait dire les banquiers- qui décident. En toute démocratie ?


20 mars 2015

Deux heures après la publication du communiqué de la Réserve fédérale américaine (FED) sur sa politique des taux, le dollar a connu mercredi 18 mars un « flash crash » ou crash éclair, plongeant de 4,6 % en quelques secondes, avant de remonter.

D’importants fonds de pension ont alors jugé urgent de vendre massivement des dollars, contre des euros. Le cours du dollar en a été brutalement perturbé. Cela a entraîné, en quelques microsecondes, une réaction des firmes de trading haute-fréquence, qui se sont immédiatement retirées du marché pour se protéger, amplifiant le mouvement chaotique de la monnaie américaine. Cette péripétie a été jusqu’ici sans conséquence importante. Mais elle illustre le fait que l’économie, tenue en main par des spéculateurs de haut vol, repose sur une poudrière qui peut, en quelques mini-secondes la faire voler en éclats, et précipiter l’humanité dans la catastrophe.



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