photo site national ligne
hebdomadaire ligne
mensuel ligne
audio-LO ligne
U.C.I. ligne
la fête ligne
enveloppe
fin des menus
imprimante
17 avril 2014

Dans son intervention sur France 2, Valls a confirmé la coupe de 50 milliards dans les budgets publics : ce sera 18 milliards de moins sur le budget de l’État, 11 milliards de moins sur celui des collectivités et 21 de moins sur celui de la protection sociale. Une des mesures pour arriver à ses fins sera le maintien du gel des salaires des fonctionnaires jusqu’en 2017.

Le patronat applaudit à ces annonces, les politiciens de droite ont du mal à s’en démarquer, et pour cause : la note est pour les travailleurs. Et elle est salée ! Face à des décisions, les plus régressives qu’on ait vues depuis longtemps, qui s’ajoutent aux mesures déjà prises, une riposte d’ensemble de la classe ouvrière s’impose.


17 avril 2014

40 000 travailleurs des usines Yue Yuen de Dongguan, en Chine, sont en grève depuis plusieurs jours. Leur patron, un des premiers fabricants mondiaux de chaussures, sous-traitant des grandes marques Nike, Adidas et autres, les vole sur le montant des cotisations sociales qu’il est censé verser à l’assurance maladie ainsi qu’à un fonds pour le logement.

Devant la mobilisation, Yue Yuen a promis de régulariser le montant de ses cotisations, mais pas avant la fin 2015 ! Et le patron a le soutien de la police, qui a déjà arrêté ou molesté des dizaines de travailleurs.

La grève n’en continue pas moins de s’étendre. Les grévistes revendiquent aussi une augmentation des salaires de 30% et la reconnaissance d’un syndicat des travailleurs. Dans « l’atelier du monde », la lutte de classe se met à l’ordre du jour.


17 avril 2014

Au Bangladesh, le propriétaire de l’immeuble Rana Plaza – qui, en s’effondrant en avril 2013, avait causé la mort de 1 135 ouvrières et ouvriers du textile – devrait prochainement être jugé pour meurtre.

Mais les premiers coupables, à savoir les donneurs d’ordres que sont les patrons des grandes marques occidentales de vêtements, ne seront pas dans le box des accusés. Et si les responsables locaux du drame risquent la peine de mort, les propriétaires de Walmart, Carrefour et autres H&M pourront continuer à dormir – et exploiter – tranquilles.


17 avril 2014

Il y a cinq ans déjà, un quart des travailleurs consacraient la moitié (ou plus) de leur rémunération au budget logement, c’est-à-dire au loyer ou au remboursement d’un prêt immobilier, auquel s’ajoutent des charges diverses. Ils sont aujourd’hui un tiers.

Ni les prix de l’immobilier ni les loyers ne sont plafonnés, alors que les salaires, pour ceux qui ont encore un emploi, stagnent ou baissent. Et ce ne sont pas les annonces de Valls sur le gel (« difficile, âpre, mais indispensable », prétend-il) des allocations et des prestations sociales qui vont inverser la tendance !


17 avril 2014

L’élection du président algérien oppose des candidats dont les principaux sont tous des représentants de la clique de politiciens qui, à la tête de l’État, servent de paravent au pouvoir des généraux et des grands affairistes : Abdelaziz Bouteflika était déjà ministre en 1962, au moment où le pays accédait à l’indépendance. Il est président depuis quinze ans sans que la corruption et l’arbitraire diminuent. Son rival Ali Benflis a été son Premier ministre de 2000 à 2003.

Les classes populaires algériennes n’ont rien à attendre de bon de cette élection, qui ne changera rien au fait que les richesses du pays sont pillées par les privilégiés et par les grandes entreprises internationales.


16 avril 2014

Les 2 400 salariés de l’usine de boîtes de vitesse de PSA de Trith-St-Léger, près de Valenciennes, ont appris que leur prime de participation et d’intéressement se montait au maximum à 18 euros, et certaines à seulement 40 centimes… Et cela alors que leurs salaires sont bloqués depuis deux ans.

PSA a pourtant trouvé des dizaines de millions pour la retraite-chapeau de ses dirigeants. Ou pour le salaire du nouveau PDG, Tavares, qui touche autant que l’ancien : 3 562 euros par jour (samedi et dimanche compris) au minimum, et jusqu’à 8 904 euros par jour avec la part variable. Sans compter la fortune des actionnaires comme la famille Peugeot.

Les ouvriers ont alors décidé de verser leur mini-prime aux Restos du cœur. Mais ce mépris et cette arrogance patronale sont source de révolte. Et pas qu’à Valenciennes.


16 avril 2014

Pierre Gattaz, le patron des patrons, se dit inquiet pour l’avenir des jeunes. Aussi propose-t-il - après Pascal Lamy, ex-directeur de l’OMC et membre du PS - pour favoriser leur insertion sur le marché du travail, d’instaurer un salaire « temporaire et transitoire »… inférieur au smic.

Laurence Parisot, qui l’avait précédé à la tête du Medef, parle à ce propos de « logique esclavagiste ». Même si ses propos relèvent sans doute de règlements de compte au sein du Medef, on ne peut que les approuver. Une fois n’est pas coutume.

Par le passé, les tentatives d’introduire le « smic jeunes » avaient mis des centaines de milliers de lycéens et d’étudiants dans la rue, contraignant Balladur puis Villepin à remballer leurs projets. La prochaine tentative méritera la même réponse.


16 avril 2014

À ceux qui se demandent à quoi peut bien servir ce « grand Paris » qui occupe depuis plusieurs années le petit monde politicien de gauche et de droite en Île-de-France, le PDG d’Eiffage vient d’apporter une réponse. Ce dirigeant d’un des géants du secteur a déclaré que « le grand Paris va occuper le secteur du BTP pendant 15 ans » car cela « représente 15 milliards d’euros de volume d’affaires pour le secteur. »

Ces investissements publics colossaux vont donc servir à alimenter les dividendes des actionnaires de ces sociétés. Comme à chaque fois.


16 avril 2014

Après les manifestations contre l’écotaxe, le gouvernement Ayrault avait différé son entrée en vigueur. Ségolène Royal, nouvelle ministre de l’Écologie, est en train d’entériner son abandon, tout en se cachant derrière quelques cocoricos patriotiques.

Après avoir prôné une écologie « positive » plutôt que « punitive », la voilà défendant la taxation du transport routier pour les seuls camions étrangers lors de leur transit sur le territoire.

Le gouvernement de Ségolène Royal, s’il se souciait sérieusement d’écologie et de limitation du transport routier, aurait des moyens de peser. À commencer par contraindre la SNCF, dont l’État est le patron, à ne pas transférer de plus en plus le fret vers la route et vers sa filiale Geodis, premier transporteur routier du pays...


15 avril 2014

Le tabac ne nuit pas à la santé des bénéfices, en témoignent ceux annoncés en novembre dernier par Imperial Tobacco, en augmentation à trois milliards et demi d’euros. Cela s’est traduit par une augmentation de 10 % du dividende par action.

Numéro 2 de la cigarette en Europe, ce groupe avait fait main basse il y a 6 ans sur Altadis et sur les usines de l’ancienne Seita, l’ancienne régie française du tabac, qui dépendait de l’État. Il avait déjà fermé des usines à Metz et Strasbourg en supprimant plus de 1 000 emplois. Aujourd’hui, avec la fermeture de l’usine nantaise de Carquefou et du centre de recherche de Bergerac, 360 travailleurs sont menacés d’être mis à la rue... tandis que les dirigeants se targuent de perspectives de rentabilité et de croissance des marchés !

Au début du XXe siècle, Anatole France écrivait : « Ils (les capitalistes) ferment leurs usines comme on ferme sa tabatière ». Depuis, rien n’a changé.


15 avril 2014

Dans le 6ème arrondissement de Paris, la hiérarchie policière a diffusé une note de service ordonnant aux agents de chercher les familles roms dans les rues de l’arrondissement et de les « évincer » de ce quartier chic. Ces gradés poussent le cynisme jusqu’à justifier leur chasse aux pauvres par des considérations « humanitaires » sur les enfants qui vivent à la rue.

Mais pourquoi ces familles sont-elles à la rue ? Parce qu’elles ont été chassées tant de fois de leurs logements précaires et campements. La police du 11ème arrondissement les ayant fait fuir du quartier de la Bastille, ils se retrouvent de l’autre côté de la Seine.

À deux pas des ministères aujourd’hui occupés par le Parti socialiste, les droits de l’homme n’ont pas droit de cité.


15 avril 2014

L’hôtel de luxe Lutetia va fermer ses portes pour trois ans de travaux. Trente millions d’euros de chiffre d’affaires, ce n’était pas assez pour ses propriétaires, qui avec le passage de 4 à 5 étoiles comptent faire payer la nuit 500 euros en moyenne, contre « seulement » 250 actuellement.

Un tarif pourtant encore inférieur de moitié aux 1 000 euros la nuit que proposent les plus luxueux des palaces parisiens pour une simple chambre. Quant aux suites, elles atteignent 10 000 à 20 000 euros la nuit.

Difficile de se loger à Paris ? Pas pour tout le monde.


14 avril 2014

Un député PS et un ex-PDG du CAC 40 ont présenté un train de mesures destinées à plaire aux patrons au nom du « conseil de simplification » des normes. Leur but est de permettre aux entreprises de faire des économies.

Pour ce qui concerne les salariés, la seule mesure prévue est une simplification de la feuille de paie, qui comporterait trop de lignes. Mais pour la seule ligne qui compte réellement, celle du net à payer, rien n’est prévu. Pas d’augmentation en vue.

Ces augmentations simplifieraient pourtant bien plus la vie des travailleurs et de leur famille qu’un jeu d’écriture sur la fiche de paie.


14 avril 2014

Les frictions entre la clique à la tête de l’État russe qui cherche à peser sur son voisin en utilisant les russophones, et la clique à la tête de l’État ukrainien qui ne veut pas perdre le contrôle de son territoire, s’intensifient.

La population de l’est-ukrainien est mélangée entre ukrainophones et russophones, et elle a de multiples liens tant avec les Ukrainiens qu’avec les Russes. Et c’est elle qui risque de perdre le plus à une confrontation guerrière. Car quel que soit le résultat d’une épreuve de force militaire, cela n’amènera qu’une frontière plus étanche coupant des liens humains entre des familles et des populations, et des liens économiques.

L’avenir meilleur, ce n’est pas des frontières et des murs entre les peuples, mais une planète sans frontières.


14 avril 2014

Le Conseil d’État vient d’annuler un arrêté pris par Hollande en 2012, juste après son élection, qui limitait la hausse des tarifs de l’électricité à 2 %. De ce fait, il impose rétroactivement une hausse des factures de 30 euros en moyenne pour 28 millions de foyers pour la période d’août 2012 à août 2013.

Une des rares mesures un tout petit peu en faveur des catégories populaires prises par le gouvernement PS tombe à l’eau. Et tandis qu’EDF et compagnie se frottent les mains, c’est une amputation de plus sur le pouvoir d’achat de la population.



Adresser toute correspondance à Lutte Ouvrière - BP233 - 75865 Paris Cedex 18
Lutte Ouvrière c/o Editions d'Avron, 6 rue Florian, 93500 Pantin - Tel : 01 48 10 86 20 - enveloppe - enveloppe