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3 septembre 2015

L’image d’un petit enfant syrien retrouvé mort sur une plage de Turquie suscite une vague d’émotion. Cette tragédie s’ajoute à celles, quasi quotidiennes, dont ont été déjà victimes plus de 2500 migrants depuis le début de l’année.

Fuyant la guerre, la dictature ou la misère dont sont largement responsables les puissances impérialistes au Moyen-Orient ou en Afrique de l’Est, ces êtres humains sont morts car « l’espace de liberté et de démocratie » que prétend être l’Europe de Schengen est un véritable camp retranché. Ils sont morts car l’Europe est hérissée de frontières avec des barbelés de plus en plus durs à franchir, de la Bulgarie à la Hongrie mais aussi à Calais ou à Vintimille.

À l’exception d’Angela Merkel qui a ouvert un peu plus largement ses frontières, les dirigeants européens alternent larmes de crocodiles et discours cyniques. Comme si la riche Europe avec ses 500 millions d’habitants ne pouvait pas accueillir dignement 350 voire 500 000 réfugiés quand la Turquie, la Jordanie et le Liban en accueillent plus de 3 millions !

Pour enrayer l’hécatombe, il faut ouvrir immédiatement les frontières.


3 septembre 2015

Sous la pression des milliers d’agriculteurs rassemblés à Paris, Valls leur a délivré « un message d’amour » accompagné de quelques preuves… un peu plus sonnantes et trébuchantes. Incapable de s’en prendre aux lois du marché ou aux industriels de la filière, qui étranglent une partie des agriculteurs en leur imposant des prix d’achat trop faibles, Valls a concédé quelques nouvelles aides.

Ces subventions, directes ou indirectes, feront surtout le bonheur des plus gros parmi les agriculteurs, sans empêcher la faillite des plus fragiles. Signe révélateur, Xavier Beulin, président de la FNSEA et lui-même gros patron de la filière, s’est déclaré satisfait… avant de se faire huer par une partie des manifestants.

Quoi qu’il en soit, les travailleurs doivent tirer les leçons de cette mobilisation paysanne : pour commencer à se faire entendre du gouvernement, il faut montrer sa force, dans la rue.


3 septembre 2015

De sortie dans une école primaire dans un village de l’Aisne, Hollande s’est dit très content de sa politique scolaire, réaffirmant sa « priorité pour le primaire », fier de l’ampleur des recrutements et même d’évoquer des hausses de prime pour les enseignants.

Dans la réalité, les classes ouvertes sont largement insuffisantes face à l’augmentation du nombre d’élèves. Seuls 9% des élèves de moins de trois ans iront à l’école cette année. Entre le non remplacement des enseignants malades et les classes surchargées, les conditions d’éducation n’ont fait que se dégrader. Au niveau du recrutement, on est loin du compte : 2 611 dans le primaire sur les 14 000 promis. Et pour les salaires, ils sont bloqués depuis cinq ans.

Hollande est content de sa rentrée, mais ce n’est le cas ni pour les élèves, ni pour les parents, ni pour le personnel scolaire.


3 septembre 2015

Les entreprises du CAC 40 annoncent 38,78 milliards d’euros de bénéfices pour les six premiers mois de l’année. Ils sont en hausse de 29,7 %. Ces profits extravagants qui vont être distribué massivement aux actionnaires se font alors que l’économie stagne, que les salaires restent vissés au plancher et que les entreprises n’investissent pas dans la production.

Derrière ces profits, il y a une exploitation de plus en plus forcenée du prolétariat dans le monde entier et une prédation comme jamais des richesses de la planète par les parasites qui possèdent les capitaux.


3 septembre 2015

En Inde, des dizaines de millions de travailleurs, dans l’industrie, le transport ou les banques, se sont mis en grève à l’appel de plusieurs syndicats. Ils protestent contre une réforme du droit du travail que le gouvernement veut imposer. Sous le prétexte de moderniser et simplifier les lois, le gouvernement veut faciliter les licenciements et réduire les possibilités de se défendre pour les travailleurs. Voilà un air et une musique déjà (trop) entendus ici.

Des dizaines de milliers de kilomètres les séparent, mais en Inde comme en Europe, les gouvernements tiennent les mêmes discours, et mènent la même politique : celle du patronat.

Les travailleurs indiens, qui sont des centaines de millions, ont répondu par la lutte collective. Un exemple à suivre et la preuve que la force des travailleurs, c’est la grève !


2 septembre 2015

Un rapport d’inspection a dénoncé l’emploi par le ministère de la Justice de 40 000 personnes non déclarées. Interprètes, experts, médiateurs, ils sont rémunérés à l’heure sans bulletin de salaire ni protection sociale.

La situation n’est pas nouvelle, et ces « collaborateurs occasionnels » sont de plus en plus nombreux car l’Etat est l’un des plus grand employeurs de personnel précaire.

Un porte-parole du ministère de la Justice a promis que les choses étaient en train de se régler et qu’un décret était en préparation pour l’année prochaine. Même si elles ne sont pas pressées, les autorités ne commencent donc à bouger qu’à cause d’une mobilisation des salariés qui ont déjà déposé plainte et dont la situation commence à être connue.


2 septembre 2015

Lors d’un entretien, Hollande a regretté de ne pas avoir maintenu la hausse de la TVA prévue par Sarkozy en 2012.

Il faut dire que sur le plan des attaques contre les travailleurs et des cadeaux au patronat, Hollande est dans la continuité de Sarkozy. Il ne lui reste plus qu’à restaurer le bouclier fiscal pour les riches et il ne sera quasiment plus possible de faire la différence.


2 septembre 2015

À l’usine Smart de Moselle, la direction veut faire voter les 800 salariés pour ou contre l’augmentation de la durée de travail à 39 heures par semaine. S’ils acceptent, elle promet une prime mensuelle de 120 euros par mois et une prime annuelle de 1 000 euros. Tous calculs faits, comme le disent les ouvriers, cela ferait 7 euros de l’heure supplémentaire ! Et « détail » sur lequel la direction fait moins de publicité, elle prévoit de geler les salaires pendant cinq ans.

La direction de Smart, qui appartient au richissime groupe Daimler, n’exerce rien d’autre qu’un odieux chantage à l’emploi et aux salaires sur les ouvriers. Elle a trouvé pour cela la complicité du gouvernement qui a rendu possible ce type de dérogations.

Mais il n’y a aucune raison que les travailleurs cèdent.


2 septembre 2015

Depuis que Valls a envisagé de réformer le code du travail, les propositions émanant du patronat se multiplient. L’institut Montaigne, un groupe de réflexion dirigé par Bébéar, ex dirigeant d’Axa, propose tout simplement de le supprimer. Quant à la fondation Terra Nova, proche du PS, son dernier rapport préconise de multiplier les accords d’entreprise, dérogatoires au code du travail.

Ces porte-parole de la grande bourgeoisie voudraient que les contrats, les horaires et les salaires soient fixés par les patrons, entreprise par entreprise. C’est-à-dire à une échelle où le rapport de force est beaucoup plus difficile à établir et où tous les chantages sur les travailleurs sont possibles. C’est une façon de tenter de remettre en cause un certain nombre de droits légaux arrachés par les luttes collectives du passé.

Mais il est loin d’être dit qu’ils réussiront.


1er septembre 2015

Michel Combes, ex-directeur général du groupe Alcatel-Lucent, va toucher près de 14 millions d’euros sous forme d’actions à l’occasion de son départ pour Numéricable-SFR. Combes n’est resté que deux ans en exercice, mais selon les dirigeants du groupe, il aurait « sauvé l’entreprise ». Ses exploits ? La suppression de plus de 10 000 emplois et la fermeture de nombreux sites !

Ce cadeau de départ est si voyant que plusieurs ministres - et même le Medef – font mine d’être choqués. Mais cette prime, qui récompense la destruction des emplois et les fusions d’entreprises, est bien révélatrice de ce qu’est le capitalisme.


1er septembre 2015

À Kiev, les partis d’extrême droite nationaliste ont organisé une émeute armée pour s’opposer au vote, par le parlement ukrainien, d’une loi accordant une large autonomie aux régions, dont celle du Donbass, qui ont fait sécession depuis plus d’un an. Cette loi est l’un des volets des accords de Minsk signés en février dernier entre l’ukrainien Porochenko et le russe Poutine, sous l’égide de Hollande et Merkel, pour obtenir un cessez-le-feu.

Pour prendre le pouvoir en Ukraine, Porochenko et ses alliés se sont largement appuyés sur les partis d’extrême droite. Aujourd’hui, ces derniers disposent de véritables petites armées privées et n’hésitent pas à utiliser grenades et fusils pour imposer leur politique.

Voilà le vrai visage des « défenseurs de la démocratie » vantés par les parrains occidentaux de Porochenko.


1er septembre 2015

Un rapport remis à la ministre de la Santé par le directeur de l’Agence Régionale de Santé du Nord préconise la fermeture de 67 services d’urgences (un sur dix !), sous prétexte que leur activité serait trop « faible ». Il suggère de basculer les médecins urgentistes de ces hôpitaux sur les services d’urgences de villes voisines. Cela obligerait la population concernée à faire des kilomètres en cas d’urgence et surchargerait encore plus des services déjà débordés.

La ministre a démenti tout plan de fermeture. Mais un ministre, c’est payé pour mentir comme un arracheur de dents. Pour maintenir partout des urgences et imposer les embauches nécessaires, il faudra la mobilisation du personnel et de la population.


1er septembre 2015

Le nombre de demandeurs d’emploi en situation de handicap a battu des records en France en 2014 : 452 000 travailleurs, soit deux fois plus qu’en 2007. Selon l’Association des Paralysés de France, c’est « un niveau jamais atteint ». Le nombre de personnes reconnues comme « travailleur handicapé » a augmenté de 40% entre 2008 et 2011.

Non seulement l’exploitation capitaliste condamne des millions de travailleurs au chômage, mais de plus elle laisse une partie d’entre eux mutilés.


1er septembre 2015

On nous rabâche que la 21° Conférence internationale sur le climat qui doit se tenir à Paris en décembre 2015 aurait une grande importance pour l’avenir de la planète. Mais pour financer cet événement planétaire, l’ONU est à court d’argent. Il manquerait 900 000 euros et les États les plus riches rechignent à débourser cette somme.

Incapables de financer un tel show médiatique, les dirigeants politiques de la planète sont encore plus incapables de combattre les dégâts causés par l’économie capitaliste qu’ils défendent.


31 août 2015

Pour traiter la DMLA (Dégénerescence Maculaire Liée à l’Age), il existe un traitement à 800 euros l’injection, le Lucentis commercialisé par Novartis, lui même actionnaire de la firme Roche. Un autre médicament agissant contre cette maladie, mais avec des effets indésirables, un anticancéreux vendu par Roche, est trente fois moins cher et il vient d’être autorisé par le gouvernement dans le traitement de la DMLA.

Les deux molécules ont été développées par la société Genentech… dont Roche est propriétaire ! Le groupe pharmaceutique Roche freine l’usage du médicament le moins cher que pourtant il vend, pour la bonne raison qu’il touche des royalties par l’intermédiaire de Genentech.

Le gouvernement, lui, présente comme une victoire contre les laboratoires l’autorisation d’un médicament dont la seule vertu est de coûter moins cher à l’Assurance maladie. Mais il laisse les capitalistes de la pharmacie fixer les prix qu’ils veulent.



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