Renault supprime des emplois, Montebourg le félicite

Brève
16/01/2013

Renault vient d'annoncer son intention de supprimer 7 500 postes en France d'ici 2016. Cette annonce intervient dans le cadre des « négociations » d'un « accord sur la compétitivité » que la direction du groupe automobile veut imposer. Au programme du patron de Renault : augmentation du temps de travail sans augmentation de salaire, mobilité d'une usine à l'autre au sein du groupe pour les travailleurs... Le chantage à l'emploi est utilisé à fond puisque, si les syndicats refusaient de signer, la direction menace de fermer un site de production.

Montebourg, le ministre du « Redressement productif » se réjouit du fait que la direction n'annonce aucune fermeture d'usine. Sauf que 7500 postes de travail en moins, c'est l'équivalent de deux usines en moins. Ou bien ce ministre n'a rien appris en calcul, ou bien il se moque du peuple... C'est la seconde hypothèse qui est la bonne !